Thèse soutenue

La polarisation socio-économique interne des quartiers urbains des grandes métropoles de la façade méditerranéenne française

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Auteur / Autrice : Argyro Gripsiou
Direction : Christophe Bergouignan
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Démographie
Date : Soutenance le 17/09/2024
Etablissement(s) : Bordeaux
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Entreprise, économie, société (Talence, Gironde ; 1991-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre de droit comparé du travail et de la sécurité sociale (Pessac, Gironde)
Jury : Président / Présidente : Byron Kotzamanis
Examinateurs / Examinatrices : Maria Carella
Rapporteurs / Rapporteuses : Jean-François Léger, Dominique Royoux

Résumé

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Espace privilégié de manifestation des inégalités sociales, la ville est souvent partagée en quartiers très différents du point de vue des ressources socio-économiques de leurs habitants. Cette division de l’espace urbain selon ces ressources est parfois décrite comme une forme de ségrégation sociale de la ville. Cette ségrégation socio-spatiale est fréquemment décrite dans la littérature des sciences sociales à travers la mesure des différences entre les quartiers. Sans ignorer cette réalité urbaine, cette thèse s’intéresse aux espaces infra-communaux (ici appréhendés par les IRIS) au sein desquels on observe de fortes différences de revenu entre les habitants. Ce phénomène ici décrit comme une polarisation socio-économique interne de ces IRIS est mesuré à l’aide de 2 indices (les indices de richesse et de pauvreté) construits à partir des déciles de revenus disponibles par unité de consommation. Dans un premier temps, on identifie ainsi, dans les 14 métropoles de province françaises, les IRIS les plus concernés par cette polarisation socio-économique interne. Une analyse en composantes principales, à l’échelle des IRIS concernant les caractéristiques socio-démographiques et de l’habitat, permet de constater une polarisation socio-économique interne. Ensuite, cette recherche se concentre sur les trois métropoles de la façade méditerranéenne françaises — Montpellier, Marseille et Nice — dont la diversité permet de mieux d'examiner les spécifiés locales de la polarisation socio-économique interne. On tente également de comprendre les tendances récentes de ces quartiers « polarisés » en matière de distribution des revenus et de formuler des hypothèses quant à l’origine de la forte polarisation socio-économique interne de ces quartiers (prémices d’une gentrification, gentrification en cours ou inachevée ; paupérisation ; cohabitation durable).