Thèse soutenue

''Link-homotopie'' en topologie de base dimension

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Auteur / Autrice : Emmanuel Graff
Direction : Paolo BellingeriJean-Baptiste Meilhan
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Mathématiques
Date : Soutenance le 18/12/2023
Etablissement(s) : Normandie
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale mathématiques, information et ingénierie des systèmes (Caen)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire de Mathématiques Nicolas Oresme (Caen ; 2002-....)
établissement co-accrédité : Université de Caen Normandie (1971-....)
Jury : Président / Présidente : Luis Paris
Examinateurs / Examinatrices : Gwénaël Massuyeau, Eric Rowell, Victoria Lebed, Benjamin Audoux, Emmanuel Wagner
Rapporteurs / Rapporteuses : Gwénaël Massuyeau, Eric Rowell
DOI : 10.70675/0facb996z18bbz4e31z87d6z7dc8375b7a11

Résumé

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Ce mémoire explore la topologie de basse dimension, en mettant l'accent sur la théorie des nœuds. Une théorie consacrée à l'étude des nœuds tels qu'ils sont communément compris : des morceaux de ficelle enroulés dans l'espace ou, de manière plus générale, des entrelacs formés en prenant plusieurs bouts de ficelle. Les nœuds et les entrelacs sont étudiés à déformation près, par exemple, à isotopie près, ce qui implique des manipulations sans couper ni faire passer la ficelle à travers elle-même. Cette thèse explore la link-homotopie, une relation d'équivalence plus souple où des composantes distinctes demeurent séparées, mais où une composante donnée peut s'auto-intersecter. La théorie des claspers, des puissants outils de chirurgie, est développée à link-homotopie près. Leur utilisation permet une démonstration géométrique de la classification des entrelacs avec 4 composantes ou moins à link-homotopie près. Une attention particulière est ensuite accordée aux tresses, des objets mathématiques apparentés aux nœuds et aux entrelacs. Il est montré que le groupe de tresses homotopiques est linéaire, c'est-à-dire isomorphe à un sous-groupe de matrices. De nouvelles présentations de ce groupe sont également proposées. Enfin, il est établi que le groupe de tresse homotopique est sans torsion, quel que soit le nombre de composantes. Ce dernier résultat s'appuie sur le contexte plus large de la théorie des nœuds soudés.