Thèse soutenue

Impacts d’une perturbation de la voie TSC2/mTOR dans l’amygdale dès l’adolescence sur le comportement de peur et la fonctionnalité du cortex préfrontal chez le rat adulte

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Auteur / Autrice : Fanny Joly
Direction : Valérie DoyèreCyrille Vaillend
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences de la vie et de la santé
Date : Soutenance le 01/03/2021
Etablissement(s) : université Paris-Saclay
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Signalisations et réseaux intégratifs en biologie (Le Kremlin-Bicêtre, Val-de-Marne ; 2015-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Institut des neurosciences Paris-Saclay (Gif-sur-Yvette, Essonne ; 2015-....)
référent : Université Paris-Saclay. Faculté de médecine (Le Kremlin-Bicêtre, Val-de-Marne ; 2020-....)
Jury : Président / Présidente : Philippe Fossati
Examinateurs / Examinatrices : Thérèse Jay, Stéphanie Daumas, Alain Gardier
Rapporteurs / Rapporteuses : Guillaume Ferreira, Thérèse Jay

Résumé

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L’adolescence est une période développementale vulnérable marquée par d’intenses modifications structurelles et fonctionnelles des réseaux qui assurent la régulation des comportements émotionnels et cognitifs. Les processus de maturation de ces réseaux sont influencés par les facteurs environnementaux et génétiques. Le syndrome de stress post-traumatique (PTSD) est un trouble psychiatrique caractérisé par des peurs exagérées, des généralisations de la peur et des déficits d’extinction de peur. Les facteurs de prédisposition au PTSD sont peu connus, mais nous savons qu’un stress intense subi au cours de l’adolescence favorise son apparition à l’âge adulte lorsqu’un individu est confronté à un nouvel événement traumatique.Au cours de cette thèse, nous avons étudié la fonctionnalité de deux structures du circuit de la peur, l’amygdale et le cortex préfrontal, qui suivent une maturation asynchrone. L’amygdale étant fonctionnellement mature à l’âge juvénile, elle est en position de modifier la maturation tardive du cortex préfrontal (mPFC). Nous avons donc voulu tester l’impact d’une dérégulation de la voie Tsc2/mTOR dans les cellules excitatrices du noyau basolatéral de l’amygdale (BLA) du rat au début (25 jours post-natal, PN25), ou à la fin (PN50) de l’adolescence. Le comportement émotionnel à l’âge adulte a été évalué à l’aide d’un conditionnement Pavlovien et l’activité basale du mPFC par la mesure de l’expression du gène immédiat précoce c-FOS. Nous montrons que seuls les rats altérés à l’adolescence (PN25) présentent à l’âge adulte des symptômes typiques du PTSD (déficit d’extinction et généralisation de la peur), associés à une augmentation de l’activité basale du mPFC, en particulier dans les couches corticales impliquées dans le maintien de la mémoire de peur. Ainsi, une modification de la fonctionnalité de l’amygdale au début de l’adolescence pourrait être un facteur de prédisposition à l’apparition d’un PTSD à l’âge adulte.