Thèse soutenue

Suivi d’enfants drépanocytaires dépistés en période néonatale : épidémiologie des principales complications et implications méthodologiques

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Auteur / Autrice : Julie Sommet
Direction : Corinne Alberti
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Épidémiologie
Date : Soutenance le 12/11/2021
Etablissement(s) : Université Paris Cité
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Pierre Louis de santé publique : épidémiologie et sciences de l'information biomédicale (Paris ; 2000-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Evaluation et recherche en services et politiques en santé pour les populations vulnérables (Paris ; 2014-....)
Jury : Président / Présidente : Romain Basmaci
Examinateurs / Examinatrices : Romain Basmaci, Pablo Bartolucci, Bruno Giraudeau, Florence Canouï-Poitrine
Rapporteurs / Rapporteuses : Pablo Bartolucci, Bruno Giraudeau
DOI : 10.70675/cb6f082azc724z43a0z8cc7z9206f5c6b883

Résumé

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La drépanocytose est la maladie génétique la plus fréquente dans le monde et en France (1/2065 nouveau-nés vivants). Si la mortalité infantile liée à la drépanocytose a pu diminuer grâce à la mise en place du dépistage néonatal associé une antibioprophylaxie et une vaccination anti-pneumococcique, la morbidité de cette maladie reste un enjeu majeur dans la prise en charge de ces patients. L’atteinte neurologique, notamment la vasculopathie cérébrale (VC), en est la principale illustration. Cependant, la compréhension des facteurs de risque de morbi-mortalité est d’autant plus complexe qu’il existe une variabilité dans l’expression clinique de la drépanocytose entre les individus mais également une variabilité de la maladie au cours du temps. Les objectifs de cette thèse étaient 1/d’identifier au sein de la littérature, les méthodes utilisées pour prendre en compte les données biologiques dans des études pronostiques de l’enfant drépanocytaire puis d’étudier par une mise en application sur les données de notre cohorte, l’effet produit par le choix ces méthodes sur les conclusions statistiques. 2/ mener une étude analytique sur une des plus grandes cohortes d’Europe de nouveau-nés drépanocytaires pour identifier les facteurs cliniques et biologiques associés à la VC.La revue de la littérature a montré que diverses méthodes étaient utilisées pour prendre en compte les données biologiques au sein de la littérature. Nous avons testé sur un même échantillon de population, les facteurs associés à la VC et mis en évidence que les conclusions différaient selon la méthode utilisée. Lorsque l’on utilise un modèle en deux étapes pour prendre compte les données biologiques de manière longitudinale, les facteurs associés à la vasculopathie cérébrale sont l’obstruction bronchique (HR à 1,47 IC95%(1,05–2,06)), l’obstruction ORL (HR à 1,76, IC95%(1,49–2,08)), le taux de réticulocytes (HR à 1,82, IC95%(1,10–3,03) pour une augmentation de 50 000/mm3) et le pourcentage d’hémoglobine (HR à 0,68 IC95%(0,48–0,96) pour une augmentation de 5%).A l’issue de ce travail de thèse, nous avons montré la nécessité d’un consensus pour homogénéiser les modalités de recueil et des analyses statistiques dans le domaine des études pronostiques chez l’enfant drépanocytaire afin de renforcer la validité de leurs conclusions. Une collaboration entre cliniciens, hématologistes et épidémiologistes pourrait améliorer la qualité des études pronostiques, qui aboutissent parfois à des décisions thérapeutiques.