La Révolution algérienne : de son internationalisation à son inscription dans l'Histoire de l'art : 1955 - 1965

par Fadila Yahou

Thèse de doctorat en Histoire de l'art

Sous la direction de Philippe Dagen.

Soutenue le 27-02-2021

à Paris 1 , dans le cadre de École doctorale Histoire de l'art (Paris) , en partenariat avec Histoire culturelle et sociale de l'art (Paris) (équipe de recherche) .

Le président du jury était Rémi Labrusse.

Le jury était composé de Philippe Dagen, Hassan Remaoun, Todd Shepard.

Les rapporteurs étaient Sylvie Thénault.


  • Résumé

    Dans une société en pleine reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, le déclenchement de la guerre d’indépendance algérienne, au 1er novembre 1954, se fait dans l’indifférence quasi générale. Au même moment, alors que la peinture est dominée par la lecture dichotomique entre abstraction et figuration, de nouvelles pratiques artistiques émergent : réutilisation de journaux, affiches, objets du quotidien composent les tableaux quand les actions collectives et les happenings se multiplient et actent la naissance de l’art contemporain. Avec l’envoi du contingent, toute une génération, née dans les années 1930, va être plongée dans une guerre, dont elle ne saisit pas encore toute la dimension. Des artistes sont mobilisés : Jean-Pierre Raynaud, Claude Viallat, Daniel Pommereulle quand d’autres, tels que Jean-Jacques Lebel, Niki de Saint Phalle, Choukri Mesli ou encore Mohammed Khadda, observent le conflit avec gravité. Comment dépeignent-ils la guerre ? Dans quelle mesure la Libération de l’Algérie oriente leurs pratiques artistiques ? En somme, peut-on considérer la guerre d’indépendance algérienne comme un tournant dans l’Histoire de l’art ? Dans la perspective d’une Histoire culturelle, cette thèse a vocation à interroger ce contexte apparemment circonstanciel et proposer ainsi une nouvelle lecture de l’histoire des avant-gardes artistiques.

  • Titre traduit

    The Algerian Revolution : its global rise to its impact in History of Art : 1955 - 1965


  • Résumé

    At the begining of the Algerian War of Independence in November 1954, with Europe already in a reconstruction phase following world war two, the general population was almost indifferent to the outbreak of hostilities. At the same time, paintings were dominated by an overview that was almost exlusively based on the dichotomous view between abstact and figurative art. New artistic habits and mediums emerged including the use of newspapers, posters and everyday objects, which came together to create works of art. Meanwhile, collective actions amongst artists and ‘happenings’, had the combined effect of formulating contempory art. A whole generation of the population, born mainly in the 1930’s, was sent to a war of which they had little understanding of it’s dimension. Artists took actions : Jean-Pierre Raynaud, Claude Viallat, Daniel Pommereulle while others such as Jean-Jacques Lebel, Niki de Saint Phalle, Choukri Mesli or Mohammed Khadda observed the conflict with seriousness. How have they portrayed the War ? To which degree did the Liberation of Algeria influence their Art ? Could we consider the Algerian War of Independence to be a turning point in Art History ? In the perspective of a cultural History, this thesis aims to interrogate the apparent context which appears circumstancial and as such proposes a new appreciation of the history of artistic avant-gardes.

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