Écoulement de Taylor-Couette pour des fluides rhéofluidifiants
| Auteur / Autrice : | Sultan Topayev |
| Direction : | Chérif Nouar |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Énergie et Mécanique |
| Date : | Soutenance le 17/12/2021 |
| Etablissement(s) : | Université de Lorraine |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale SIMPPé - Sciences et ingénierie des molécules, des produits, des procédés, et de l'énergie (Lorraine ; 2018-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire Energies et Mécanique Théorique et Appliquée |
| Jury : | Président / Présidente : Sandra Lerouge |
| Examinateurs / Examinatrices : Chérif Nouar, Innocent Mutabazi, Eric Serre, Jan Dusek, Cécile Lemaitre | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Innocent Mutabazi, Eric Serre | |
| DOI : | 10.70675/b511757eze1a9z4cc8zba2bz8d91cf7361d6 |
Mots clés
Résumé
On s’intéresse aux instabilités secondaires dans un écoulement de Taylor-Couette en grand entrefer pour un fluide rhéofluidifiant. Des études théorique, expérimentale et numérique ont été mises en œuvre. D’un point de vue théorique, une analyse faiblement non linéaire a été développée en régime dit TVF (Taylor Vortex Flow) pour rendre compte des premiers effets de la non linéarité de la loi de comportement sur la structure de l’écoulement. Le comportement rhéologique du fluide est décrit par le modèle de Carreau. Des effets significatifs du caractère rhéofluidifiant ont été mis en évidence : Les rouleaux de Taylor ont une taille plus petite et sont écrasés contre le cylindre intérieur. Le jet radial sortant est plus fin et beaucoup plus intense que le jet radial entrant. Par conservation de débit, la zone de jet radial entrant est plus étendue. Ces modifications sont probablement à l’origine des instabilités des rouleaux de Taylor observées expérimentalement et numériquement. Le dispositif expérimental utilisé est constitué de deux cylindres coaxiaux, où le cylindre intérieur est en rotation et le cylindre extérieur est fixe. Le rapport des rayons est ''eta = 0.4'' et le rapport d’aspect ''L = 32''. Les fluides utilisés sont des solutions de xanthane à différentes concentrations ainsi qu’une solution de glycérole, comme fluide newtonien de référence. La structure de l’écoulement est déterminée par visualisation et par mesures de vitesse par PIV 2D. Pour la solution de glycérole, après la bifurcation primaire à ''Re = Re_c'', le régime TVF stationnaire reste stable jusqu’à pratiquement ''7 Re_c''. A partir de cette dernière valeur, les rouleaux de Taylor perdent leur stabilité vis-à-vis de perturbations azimutales. Dans le cas des solutions de xanthane, les valeurs du nombre de Reynolds à partir desquelles, les rouleaux de Taylor apparaissent sont en accord avec la théorie linéaire comme dans le cas Newtonien. En augmentant le nombre de Reynolds, les rouleaux de Taylor deviennent instables, mais cette-fois-ci vis-à vis de perturbations axiales. Ces instabilités peuvent être considérées comme des instabilités d’Eckhaus généralisées. Elles se caractérisent par un processus récurrent de création et d’appariement de rouleaux. L’augmentation du nombre de sites où se produit ce processus conduit à un écoulement chaotique (turbulence de phase). Il convient de noter que plus les effets rhéofluidifiants sont importants, et plus la gamme de Re où le régime TVF est stable, est réduite. Ces résultats ont été confirmés par une simulation numérique 2D des équations de conservation instationnaires, en utilisant le solveur de FreeFem++. Le cas des fluides rhéofluidifiants avec seuil de contrainte a été entamé , en se focalisant sur le cas particulier où il existe une zone non-cisaillée attachée au cylindre extérieur.