La pénibilité au travail

par Cristelle Nicolas

Thèse de doctorat en Droit

Sous la direction de Franck Petit.

Soutenue le 24-09-2021

à Avignon , dans le cadre de École doctorale 537 « Culture et patrimoine » (Avignon) , en partenariat avec Laboratoire Biens, normes, contrats (Avignon) (laboratoire) .

Le président du jury était Florence Canut.

Les rapporteurs étaient Maryse Badel, Franck Héas.


  • Résumé

    L'exercice de l'organisation du travail sous ses formes contemporaines, influencée notamment par les récentes technologies et les exigences de compétitivité, a des conséquences sur la santé des salariés et sur leur espérance de vie sans incapacité. Les inégalités que peut engendrer une surcharge de travail chronique, en matière de droit à la santé et de droit à la retraite doivent être considérées à l’aune de l’usure professionnelle. Aussi, sous l’angle de la compensation, l’alignement juridique de la pénibilité psychique au travail avec la pénibilité physique est proposé, par l’ajout au compteprofessionnel de prévention (C2P) d’un nouveau facteur de risque professionnel, ou bien par un projet plus ambitieux de l’étude objective et transversale de détermination des métiers les plus pénibles.A plus long terme, ce sont des actions de « prévention intégrée », qui contribueront à l’amélioration pérenne de la santé des travailleurs en entreprise.La reconnaissance au travail et le sens du travail sont des axes de préservation de la santé pour lesquels les acteurs de la prévention doivent primordialement œuvrer. Effectivement, pour les salariés massivement confrontés aux risques psychosociaux, et pour les entreprises qui voient leurs niveaux de productivité directement impactés, les enjeux de « la qualité de vie au travail » sont majeurs. La formation permettant l’adaptation des collaborateurs et manageurs aux évolutions du monde de l’entreprise est une clé qui mérite d’être toujours plus développée par le droit du travail.

  • Titre traduit

    the workload and hazardous working conditions


  • Résumé

    Applying contemporary forms of work organization, in particular under the influence of recent technologies and the demands of competitiveness, has consequences on employees’ health and on their disability-free life expectancy. Inequalities due to chronic overload of work, in terms of the right to health and the right to retirement, must be considered in the light of professional wear. Also, from the point of view of compensations, the legal alignment of mental strain at work with physical strain is proposed firstly by adding to the professional prevention account (C2P) a new occupational risk factor, and secondly by a more ambitious project of an objective and transversal study to determine the most difficult jobs.In the longer term, these are "integrated prevention" actions, which will contribute to the improvement of sustainable health of workers in companies. Recognition at work and the sense of work are axes for which preventive actors must work first and foremost. Indeed, for employees massively confronted with psychosocial risks, and for companies which see their productivity levels directly impacted, the challenges of “quality of life at work” are major. Training allowing employees and managers to adapt to changes in the business world is a key that must be developed more and more by labor law.



Le texte intégral de cette thèse sera accessible librement à partir du 25-09-2023


Il est disponible au sein de la bibliothèque de l'établissement de soutenance.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse\u00a0?

  • Bibliothèque : Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse. Service commun de la documentation. Bibliothèque numérique.
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.