Thèse soutenue

Signification économique, sociale et symbolique du bœuf dans la Préhistoire récente de l’Europe moyenne

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Auteur / Autrice : Šárka Grando Válečková
Direction : Christian Jeunesse
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Archéologie
Date : Soutenance le 09/12/2020
Etablissement(s) : Strasbourg
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences humaines et sociales – Perspectives européennes (Strasbourg ; 2009-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Archéologie et histoire ancienne : Méditerranée et Europe (Strasbourg ; 2001-....)
Jury : Président / Présidente : Rose-Marie Arbogast
Examinateurs / Examinatrices : Anthony Denaire, Patrice Méniel
Rapporteurs / Rapporteuses : Eva Lenneis, Philippe Della Casa
DOI : 10.70675/2c73e9c4z5ad0z4fb5z84daze67381de48da

Résumé

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L'apparition de l'élevage dans les sociétés néolithiques a été immédiatement mise en relation avec la nécessité de satisfaire les besoins nutritionnels de la population. Cette vision traditionnelle reflète l'interprétation selon laquelle l'animal est envisagé dans une dimension utilitaire comme pourvoyeur de protéines, notamment en viande et en produits secondaires, ainsi que fournisseur d'énergie. Or, de nombreux exemples en ethnologie nous livrent une image différente où l'animal est chargé d'une dimension symbolique, et à qui on accorde un rôle important dans le cadre de la majorité des rituels sociaux et religieux. Dans cette situation, nous pouvons nous demander de quel statut bénéficiaient les animaux domestiques, en particulier le bœuf, et à quoi servait son élevage dans les sociétés de la Préhistoire récente ? Cette problématique est abordée via une confrontation des données issues de l'archéozoologie et les résultats des recherches ethnologiques dans l'esprit de la méthode comparative. L'analyse est menée à travers l'élevage des premières communautés agropastorales en Europe appartenant à la culture à céramique linéaire, le Rubané (5600 — 4900 av. J.-C.).