La domination espagnole en Sardaigne (1479-1720) et la littérature sarde contemporaine
| Auteur / Autrice : | Roberto Lapia |
| Direction : | Silvia Contarini, Giuliana Benvenuti |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Etudes romanes : Italien |
| Date : | Soutenance le 06/07/2020 |
| Etablissement(s) : | Paris 10 en cotutelle avec Università degli studi (Bologne, Italie) |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Lettres, langues, spectacles (Nanterre, Hauts-de-Seine ; 2000-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Études romanes (Nanterre) - Études romanes (Nanterre) |
| Jury : | Président / Présidente : Claudio Milanesi |
| Examinateurs / Examinatrices : Silvia Contarini, Giuliana Benvenuti, Claudio Milanesi, Roberto Maria Dainotto, Luciano Marrocu, Giuliana Pias, Licia Reggiani | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Claudio Milanesi, Roberto Maria Dainotto | |
| DOI : | 10.70675/f37bf672z2db9z4c2fzaa0ez926a80f76ea6 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Résumé
Cette recherche analyse comment et pourquoi la production littéraire sarde la plus récente réactualise la présence des Espagnols en Sardaigne (1479-1720). Il s'agit de réfléchir à l’attention que les auteurs sardes prêtent aujourd'hui à la domination espagnole dans l’île mais aussi à la renaissance, sous de nouvelles formes, du genre « roman historique ». Le travail a pour objectif de comprendre les raisons decette récupération de l’histoire de la part de la littérature, et d'étudier à travers quelles modalités se manifeste ce besoin de mémoire. La recherche se base sur un corpus littéraire composé de dix romans et deux nouvelles écrits entre 1986 et 2017. Les textes choisis sont l'oeuvre de neufs auteurs : Francesco Abate, Paola Alcioni, Giulio Angioni, Sergio Atzeni, Anna Castellino, Pietro Maurandi, Carlo A. Melis Costa, Nicolò Migheli et Raffaele Puddu, appartenant au courant dit « nouvelle vague sarde ». Ces textes ont tous pour cadre la période d’influence ibérique en Sardaigne. Grâce à ces oeuvres, qui ont connu une importante diffusion, la période espagnole revient dans l'imaginaire contemporain. Ce retour de la mémoire historique se manifeste, au niveau littéraire, par des caractéristiques propres : la présence constante d'un langage hybride ; l’importance de l'oralité ; un emploi original du matériel historique dans la narration ; un point de vue ''autre'' sur les événements. Ce corpus a été analysé selon des paradigmes élaborés dans le cadre du roman « néo-historique » (Benvenuti, 2012 et Domenichelli, 2011), des études sur le Sud et la subalternité (Gramsci, 1975 et 2008, Said, 1980 et 2000, Chambers, 2003 et 2006), et selon une approche « micro-historique » (Ginzburg, 1976 et 2006).