Thèse soutenue

Hyperaccumulation des métaux par des plantes au Mexique : perspectives pour l'agromine

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Auteur / Autrice : Dulce Montserrat Navarrete Gutiérrez
Direction : Guillaume EchevarriaJesús A. Cuevas SánchezMarie-Noëlle Pons
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences agronomiques
Date : Soutenance le 30/11/2020
Etablissement(s) : Université de Lorraine en cotutelle avec Universidad autónoma de Chapingo (Mexique)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale SIReNa - Science et ingénierie des ressources naturelles (Lorraine ; 2018-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire sols et environnement (Vandoeuvre-les-Nancy ; 1999-....)
Jury : Président / Présidente : Clístenes W. Araújo do Nascimento
Examinateurs / Examinatrices : Guillaume Echevarria, Jesús A. Cuevas Sánchez, Marie-Noëlle Pons, Christina Siebe, Teodoro Gómez Hernández
Rapporteurs / Rapporteuses : Clístenes W. Araújo do Nascimento, Christina Siebe
DOI : 10.70675/50394679z8163z46cfzb6f8z07ed19fdc660

Résumé

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L’agromine concerne la récupération de métaux stratégiques dans les sols métallifères par la culture de plantes hyperaccumulatrices de métaux (et metalloïdes). Le moteur de cette recherche était d'évaluer le potentiel des ressources végétales mexicaines pour le développement de l'agromine. Les principaux objectifs étaient d'identifier et d'étudier quelques espèces de plantes hyperaccumulatrices de métaux au Mexique, et d'évaluer l'agronomie d'une de ces espèces avec des caractéristiques prometteuses pour l’agromine. Nous avons d'abord effectué des explorations dans trois régions ultramafiques riches en nickel (Ni) du centre et du sud du Mexique. Malgré la disponibilité du nickel dans le sol et les conditions climatiques, aucune hyperaccumulation de Ni n'a été trouvée dans ces régions. Une deuxième stratégie basée sur la phylogénie végétale comme outil de prédiction de l'hyperaccumulation des métaux a été suivie. Au total, dix espèces hyperaccumulatrices de métaux ont été identifiées au cours de cette recherche (Rubiaceae et Violaceae) dans des sols riches en Ni influencés par l'activité volcanique, dans le sud-est du Mexique ; la majorité d’entre elles n’était pas identifiée comme hyperaccumulatrices. Nos études ont révélé deux des hypernickelophores les plus puissants détectés jusqu'à présent (>4% wt Ni) et deux nouveaux genres hyperaccumulateurs de nickel (Orthion et Mayanaea). Une attention particulière a été accordée à l'hypernickelophore Blepharidium guatemalense. Le phloème des feuilles, des racines, des tiges et des pétioles de cette plante est très riche en Ni, ce qui suggère un mécanisme de redistribution via le phloème. Différentes pratiques agronomiques ont été testées pour cette plante. La fertilisation inorganique a fortement augmenté l'absorption du Ni sans modifier la croissance ou la biomasse de la plante, tandis que la fertilisation organique a augmenté la biomasse de la plante avec un effet négligeable sur les concentrations de Ni dans les parties aériennes. Une parcelle avec une culture de 5 ans, qui a ensuite été récolté deux fois par an, produit le rendement maximal en Ni de 142 kg ha⁻¹ an⁻¹. Blepharidium guatemalense est un candidat de choix pour l'agromine du Ni en raison de ses caractéristiques appréciables : absorption extrêmement efficace du Ni, production élevée de biomasse, taux de croissance rapide, et facilité de reproduction.