Thèse soutenue

Mousses en écoulement pour le nettoyage d’équipements fermés contaminés par des spores de Bacillus cereus ou des biofilms de Pseudomonas fluorescens

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Auteur / Autrice : Alexandre-Ahmad Al Saabi
Direction : Thierry BénézechChristine FailleGaétan RauwelFethi Aloui
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Biotechnologies agroalimentaires, sciences de l'aliment, physiologie
Date : Soutenance le 17/09/2020
Etablissement(s) : Université de Lille (2018-2021)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences de la matière, du rayonnement et de l'environnement (Lille ; 1992-....)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Processus aux Interfaces et Hygiène des Matériaux (PIHM)
Laboratoire : Unité Matériaux et Transformations (Lille ; 2010-....)
DOI : 10.70675/11a169fdzc516z4e22zbe53z82838a922b80

Résumé

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Les contaminants tels que les spores / biofilms sont problématiques dans nombreux secteurs de l'industrie alimentaire. En effet, même après les procédures d'hygiène, ces biofilm/spores pouvaient être retrouvés sur toutes les surfaces en contact direct ou non direct avec les aliments (Bénézech & Faille, 2018). Les risques associés aux biofilms peuvent être contrôlés soit en limitant le nombre des cellules adhérentes, soit en facilitant l'élimination des bactéries adhérentes. Le nettoyage en place (CIP) est une pratique de nettoyage courante et est largement utilisée dans les industries alimentaires ; cependant, il reste à un certain niveau une procédure de forte consommation d'eau. De plus, certaines études ont présenté quelques espèces bactériennes qui ont survécu même après le CIP et peuvent-être une source probable de contamination du produit.D'un autre côté, un fluide biphasique tel que la mousse peut exercer la même contrainte de cisaillement en paroi générée par un fluide monophasique, avec moins d'eau consommée. La mousse avec ses propriétés telles que le cisaillement peut être un paramètre clé pour un nettoyage mécanique des systèmes fermés tels que les tuyaux à faible consommation d'eau.Dans cette étude, nous avons étudié l'effet de l'écoulement de mousse dans les tuyaux et comparé son efficacité avec des conditions du type CIP standard sur le détachement des spores et des biofilms. La première approche consistait à travailler avec différents régimes d'écoulement de mousse (1D, 2D, 3D tout en augmentant la vitesse de 2 à 6 cm.s-1) ayant différentes qualités de mousse (quantité d'air: 50%, 60%, 70%) sur différentes espèces de micro-organismes où l'encrassement a été effectué soit en utilisant des spores de B. amyloliquefaciens 98/7 ou B. cereus 98/4 qui montrent une différence par leur caractère hydrophobe / hydrophile. Quant à P. fluorescens pf1, il a été utilisé comme un bon formateur de biofilm (biofilm de 24 heures) largement utilisé dans l'industrie alimentaire. L'encrassement a été réalisé à la position verticale ou à l'horizontale induisant des biofilms avec différentes structures. Les résultats du nettoyage de la mousse ont été comparés aux résultats des conditions de type CIP (la même action mécanique moyenne et la même concentration de tensioactif).La deuxième approche consistait à soumettre le flux de mousse à différentes singularités (réduction progressive de l'expansion soudaine - coudes) tout en travaillant avec un régime d'écoulement de mousse (1D 50%) et une espèce (B. amyloliquefaiciens 98/7 spores) pour mettre en évidence tout changement dans le flux de mousse sur l’efficacité de nettoyage.La troisième approche portait sur le travail avec une espèce (B. amyloliquefaciens 98/7) considérée comme un bon « outil microbien », en produisant la mousse à partir des différents surfactants (SDS, Capstone® FS 30, Ammonyx® LO). Ces derniers diffèrent par leurs propriétés chimiques (non ionique, anionique et zwitterion) et donc permettant de produire des mousses avec des propriétés physiques différentes en termes de taille, de nombre et de répartition des bulles, et de profil d'écoulement.Par rapport aux précédents travaux sur la caractérisation de mousse en écoulement, il a été possible de mettre en évidence le rôle potentiel de la variation de la contrainte de cisaillement en parois parallèlement à la variation d'épaisseur du film liquide au niveau des parois avec le passage des bulles, sur l'efficacité de nettoyage. De plus, selon des travaux antérieurs, l’existence des forces capillaires exercées sous les débits les plus faibles, la nature hydrophile / hydrophobe des spores et la structure du biofilm pourraient expliquer au moins en partie l'efficacité surprenante de l'élimination des spores par la mousse.