School-to-Work Transitions and Related Public Policies : Evidence from Field Experiments in France

par Jérémy H. Hervelin

Thèse de doctorat en Sciences économiques

Sous la direction de Pierre Cahuc.

Soutenue le 26-11-2020

à l'Institut polytechnique de Paris , dans le cadre de École doctorale de l'Institut polytechnique de Paris , en partenariat avec Centre de recherche en économie et statistique (France) (laboratoire) et de Fondation du risque (Chaire « Sécurisation des parcours professionnels ») (fondation) .

Le président du jury était Arne Uhlendorff.

Le jury était composé de Pierre Cahuc, Arne Uhlendorff, Stijn Baert, Yannick L'Horty, Philip Oreopoulos.

Les rapporteurs étaient Stijn Baert, Yannick L'Horty.

  • Titre traduit

    Transitions École-Emploi et Politiques Publiques Associées : Éléments d'Expériences en France


  • Résumé

    Cette thèse se concentre sur les transitions école-emploi et les politiques du marché du travail qui y sont liées, en particulier pour les jeunes en difficulté. Basée sur des expériences de terrain menées en France en 2018 et 2019, elle comprend trois chapitres qui ajoutent de nouvelles preuves empiriques à la littérature économique.Le premier chapitre apporte de nouveaux éléments sur la forte insertion professionnelle des apprentis. Il montre que le succès de l'apprentissage ne repose pas, dans le contexte français, sur un meilleur accès à l'emploi de ceux qui ne restent pas dans leur entreprise de formation. L'expansion de l'apprentissage a donc des effets très limités sur le chômage des jeunes si elle ne s'accompagne pas d'une augmentation de la rétention en entreprise de formation.Le deuxième chapitre contribue à mieux comprendre les préférences des employeurs concernant des profils de jeunes décrocheurs scolaires. Il montre que les décrocheurs qui sont restés inactifs pendant plus de deux ans ont beaucoup moins de chances d'être rappelés pour un emploi que les diplômés du secondaire. L'emploi subventionné et la formation professionnelle augmentent les chances des décrocheurs, mais leurs chances restent encore faibles. Seule la combinaison de ces deux politiques permet aux jeunes décrocheurs de rattraper ceux qui n'ont pas abandonné l'école, réduisant les signaux négatifs associés au décrochage scolaire et à la durée d'inactivité.Le troisième chapitre présente une expérience de terrain visant à analyser l'efficacité de SMS envoyés pour diriger des jeunes ni en emploi, ni en formation, vers des structures publiques d'aide. Tous les SMS ont été individualisés et comprenaient des informations spécifiques sur ces structures. Les résultats indiquent que les textes n'ont pas eu d'effet significatif sur la probabilité de s'adresser à ces structures. Ces résultats montrent que l'envoi de SMS à cette population n'est pas une stratégie efficace pour la diriger plus facilement vers une solution d'aide publique.L'argument principal de cette thèse est donc de combler les écarts entre les écoles et les entreprises, afin qu'une proportion significative de jeunes puisse éviter une situation de non-emploi comme première expérience sur le marché du travail.


  • Résumé

    This thesis focuses on school-to-work transitions and related labor market policies designed to smooth these transitions, especially for young people in difficulty. Based on field experiments carried out in France in 2018 and 2019, it comprises three chapters that add new empirical evidence to the economic literature.The first chapter brings new evidence on the higher employment rate of apprentices than vocational students after graduation. It shows that the success of apprenticeship does not rely, in the French context, on better job access to those who do not remain in their training firms. The expansion of apprenticeship thus has very limited effects on youth unemployment if this is not accompanied by an increase in the retention of apprentices in their training firm.The second chapter contributes to the understanding of employers’ preferences regarding young school dropout applicants. It shows that school dropouts who have remained inactive over two years have a significantly smaller chance of being called back for a job compared to non-dropout high school graduates. Subsidized employment and vocational training boost dropouts’ chances, but their chances remain still lower. Only the combination of the two policies lets young dropouts to catch up with their non-dropout peers. Manipulation of the profiles indicates that both dropping out of school and inactivity duration entails negative signals for the employers.The third chapter presents a field experiment designed to analyze the effectiveness of text messaging by public assistance agencies seeking to enroll young people who are not in employment, education, or training (NEET). All texts were individualized and included specific information about the agencies. Results indicate that the texts had no significant effect on the probability of going to those agencies. These findings show that sending texts to this population is not an effective strategy for enrolling it more easily.The main argument of the thesis thus advocates closing gaps between schools and firms, so that a significant proportion of young people may avoid a non-employment situation as their first experience in the labor market.


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