Sélection génomique tenant compte des effets génétiques non additifs dans les programmes de croisement de porcs et de maïs
| Auteur / Autrice : | David Gonzalez Dieguez |
| Direction : | Zulma Gladis Vitezica, Llibertat Palomero Tusell |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Pathologie, Toxicologie, Génétique et Nutrition |
| Date : | Soutenance le 22/10/2020 |
| Etablissement(s)Â :Â | Toulouse, INPT |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences écologiques, vétérinaires, agronomiques et bioingénieries (Toulouse) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Génétique Physiologie et Systèmes d'Élevage (Castanet-Tolosan, Haute-Garonne ; 2014-....) |
| Jury : | Président / Présidente : Jean-Pierre Bidanel |
| Examinateurs / Examinatrices : Zulma Gladis Vitezica, Jean-Pierre Bidanel, Aaron Lorenz, Mario Calus, Leopoldo Sanchez Rodriguez | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Aaron Lorenz, Mario Calus | |
| DOIÂ :Â | 10.70675/6adee3b7zf282z4b2fz80cdz2ad1874209ca |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
Cette thèse explore et développe des méthodes pour exploiter les effets génétiques de dominance ou/et d'épistasie sur des modèles de sélection génomique dans les schémas de sélection utilisant le croisement chez le porc et le maïs. Le Chapitre 2 a consisté à estimer et à exploiter la variance de dominance intra-race à travers des stratégies de planification des accouplements pour maximiser le progrès génétique global de l’âge à 100 kg (AGE), de l’épaisseur de lard dorsal (BD) et du poids moyen des porcelets par portée (APWL), dans une population porcine de race Landrace française. La maximisation de la valeur génétique totale au lieu de la seule partie additive dans la planification des accouplements a donné à la descendance un avantage moyen de -0,79 jour, -0,04 mm et 11,3 g pour AGE, BD et APWL, respectivement. En contrepartie, le gain génétique additif attendu a légèrement été réduit (1,8% pour AGE par exemple). Ces résultats indiquent que la planification des accouplements peut améliorer les performances des descendants sans compromettre considérablement le progrès génétique. Dans le Chapitre 3, l'efficacité de la planification des accouplements et de l’évaluation génomique, en tenant compte des effets additifs et de dominance, pour améliorer les performances des individus croisés (CB) a été étudiée par simulation dans un croisement à deux voies chez le porc. Les effets de l’utilisation de différentes sources d'informations dans l'évaluation génétique (uniquement des données de race pure (PB) ou des données PB et CB), de plusieurs valeurs d'héritabilité au sens étroit et large, et de plusieurs stratégies d’accouplement pour produire les animaux CB (accouplements au hasard, minimisant la consanguinité future ou maximisant la valeur génétique totale attendue des animaux CB) ont été évaluées. La sélection des animaux PB sur leurs performances en PB a donné un gain génétique de 0,2 écart-type génétique par génération pour le caractère « performance en croisement ». Ce gain a été doublé lorsque les animaux PB étaient sélectionnés sur leur performance en croisés. Les stratégies d’accouplement a entraîné une légère augmentation des performances des animaux CB. Lorsque la corrélation génétique entre les performances exprimées chez les animaux PB et CB est faible, la sélection des animaux PB pour leur performance en croisés en utilisant les informations CB est une stratégie plus efficace pour exploiter l'hétérosis et augmenter les performances des animaux CB au niveau commercial. Dans le Chapitre 4, la théorie des modèles d'évaluation génétique chez des hybrides à partir du croisement de lignées pures (comme pour le maïs) a été revue dans un contexte génomique. La covariance entre les hybrides due aux effets de substitution additifs, à la dominance et à l’épistasie a été dérivée analytiquement. En utilisant les marqueurs SNP, il est possible de décomposer l’aptitude spécifique à la combinaison (SCA) en dominance et épistasie intergroupes, et de décomposer les aptitudes générales à la combinaison (GCA) en effets additifs intra-lignée et une épistasie additive par additive intra-ligne. Un jeu de données publiques sur des hybrides Dent × Flint a été analysé. Le modèle proposé a été comparé à d'autres modèles génomiques en termes d'estimations des composantes de variance et de capacité prédictive, y compris un modèle supposant un effet commun des gènes des lignées pures. L'étude confirme que la majeure partie de la variabilité observée chez les hybrides est expliquée par la GCA et que les variances dues à la dominance et à l'épistasie sont moins importants et du même ordre de grandeur. Les modèles basés sur la définition d’effets différents (comme traditionnellement considérés chez le maïs), ou commun aux origines (comme considérés intra-race en sélection animale) ont abouti à des capacités prédictives similaires pour les hybrides.