Thèse soutenue

Misère et charité : une économie de l'assistance dans les diocèses d'Embrun et de Gap de 1600 à 1800

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Auteur / Autrice : Frédéric Pellas
Direction : Alain Belmont
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Histoire
Date : Soutenance le 18/12/2020
Etablissement(s) : Université Grenoble Alpes
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale sciences de l'homme, du politique et du territoire (Grenoble ; 2001-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes (Lyon ; 2003-....)
Jury : Président / Présidente : Bernard Hours
Examinateurs / Examinatrices : Anne Montenach, Gilles Bertrand, Déborah Cohen, Madeleine Ferrières
Rapporteurs / Rapporteuses : Bernard Hours, Anne Montenach
DOI : 10.70675/ebb5d2a1z158cz4f41z815fz1eb14ec665e1

Résumé

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Ce travail examine les processus de pauvreté, de charité et d’assistance dans les diocèses d’Embrun et de Gap de 1600 à 1798 selon trois axes. Le premier est centré sur les formes de pauvreté soit celles relatives au territoire, aux individus et à la collectivité. Les catégories de pauvres se répartissent entre ceux qui avaient un domicile, les mendiants et les ressortissants en provenance d’États Italiens en s’interrogeant notamment sur leurs formes de mobilité. Les aspects financiers en lien avec la pauvreté sont le paiement de la capitation, les professions et les travaux. Le deuxième axe est consacré à l’étude des structures de secours ; les évolutions de celles du milieu urbain furent les plus importantes car elles purent s’appuyer à la fois sur des tissus économiques et des réseaux socio-professionnels. A partir de la seconde moitié du XVIIe siècle, les directives royales mirent en place des hôpitaux généraux qui tendirent à se distinguer des structures du milieu rural ; dans celui-ci, structures civiles et structures d’inspiration religieuse constituèrent deux catégories différentes et complémentaires. Le troisième axe a pris en compte des enjeux posés par les populations marginales, soit les protestants et les populations mobiles. L’enjeu confessionnel fut centré autour de la confessionnalisation de la charité jusqu’en 1685, puis de la confessionnalisation de l’assistance après cette date. Le territoire fut également une constante préoccupation des représentants du pouvoir royal envers les mendiants, les vagabonds, les pélerins et les bohémiens. Enfin, ce travail se clot par une réflexion sur les mutations et les permanences des formes de charité dans le département des Hautes-Alpes à partir de 1789, les formes institutionnelles s’étant substituées aux initiatives civiles ou ecclésiastiques d’Ancien Régime. La lutte contre la mendicité et le vagabondage fut remplacée par la loi de 1791 qui associait vagabondage et brigandage, toutefois la mise en place du passeport illustre la place prépondérante que le territoire continuait d’occuper en Haut-Dauphiné à la fin du XVIIIe siècle.