Thèse soutenue

L’enseignement de la compréhension des textes lus ou entendus au cours préparatoire : rapport entre les pratiques enseignantes et les progrès des élèves.

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Lucie Breugghe
Direction : Marie-France Bishop
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences de l'éducation
Date : Soutenance le 04/06/2020
Etablissement(s) : CY Cergy Paris Université
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Education, Didactique, Cognition (Cergy-Pontoise, Val d'Oise)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Ecole, mutations, apprentissages (2010-....)
Jury : Président / Présidente : Marie-Laure Elalouf
Examinateurs / Examinatrices : Marie-France Bishop, Bruno Garnier, Isabelle de Peretti, Carine Royer
Rapporteurs / Rapporteuses : Bruno Garnier, Isabelle de Peretti
DOI : 10.70675/c67523daz23a2z4cd6zb63ezd9ba1c98956b

Mots clés

FR  |  
EN

Résumé

FR  |  
EN

Si l’école française veut faire réussir tous les élèves qu’ils soient issus de milieux favorisés ou défavorisés, elle se doit de leur donner le plus tôt possible des outils intellectuels permettant de se comprendre, de comprendre les autres et le monde au travers de la construction des savoirs scolaires. L’objectif majeur poursuivi par cette thèse est de construire des pistes afin d’arrêter la construction inexorable des inégalités scolaires et des différences d’efficience liés à l’accès aux savoirs scolaires. Cette recherche est construite sur l’hypothèse que s’il est possible d’identifier des variables, des composantes dans l’activité enseignante qui peuvent dans certaines situations avoir un impact plus important sur les progrès et les performances des élèves en compréhension de textes lus ou entendus que d’autres, qui peuvent être à même d’expliquer la variabilité des acquisitions des élèves, cela signifie que l’école pourrait être en capacité de lutter contre les disparités sociales et culturelles. Elle ne serait plus un simple révélateur mais jouerait un rôle dans l’amélioration des acquisitions des élèves. Faire réussir tous les élèves en compréhension de textes lus ou entendus quel que soit leur milieu d’origine serait donc possible.Des variables qualitatives et quantitatives voient donc le jour.Les liens entre les variables quantitatives sont étudiés à l’aide du coefficient de corrélation de Spearman lequel mesure la force de la corrélation et indique également son sens. Et les liens entre une variable qualitative et une variable quantitative sont étudiés par un test de Student ou un test non paramétrique de Wilcoxon.L’ensemble des résultats met en évidence certaines variables à même de jouer un effet significatif dans les progrès des élèves. Ce sont :- les moments de temps d’enseignement de la lecture accompagnée portant sur les habiletés de compréhension et l’étude de la langue,- les questions ouvertes, sans raté lexical, syntaxique et d’élocution portant sur l’élucidation du sens et l’étude de la langue- et le traitement de l’erreur.Ce travail statistique révèle, aussi, l’existence de certaines combinaisons mieux à même d’exercer un effet significatif sur les progrès des élèves et d’identifier des pratiques qui seraient caractéristiques d’options didactiques-clefs. Le traitement de l’erreur constitue l’un des élèments fondamentaux du processus d’apprentissage. Elle en est une composante structurelle, la variable clé à même d’expliquer les configurations didactiques dans la progression relative des performances des élèves en compréhension de textes lus ou entendus.La doxa selon laquelle il existerait une fatalité héréditaire aux inégalités sociales et culturelles, peut être à nouveau dénoncée au regard de ces résultats.