Thèse soutenue

Développement de nouveaux idéotypes de tournesol par une approche associant génétique quantitative et modélisation du couvert végétal

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Auteur / Autrice : Florie Gosseau
Direction : Nicolas LangladePierre Casadebaig
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Agrosystèmes, écosystèmes et environnement
Date : Soutenance le 28/05/2019
Etablissement(s) : Toulouse 3
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences écologiques, vétérinaires, agronomiques et bioingénieries (Toulouse)
Jury : Président / Présidente : Matthieu Arlat
Examinateurs / Examinatrices : Philippe Vivin, Michael Dingkuhn
Rapporteurs / Rapporteuses : Denis Vile, Nadia Bertin
DOI : 10.70675/2b84cd9bzb7a9z4045zb967zbb35d1e93b5d

Résumé

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L’évaluation des performances et des caractéristiques des nouvelles variétés produites est une étape clef de l’amélioration des performances d’une culture. Cependant, le processus d’évaluation des variétés est actuellement principalement basé sur des expérimentations en champs. Cela réduit le nombre et la diversité des conditions pédologiques, climatiques et les pratiques culturales évaluées et bien sûr rend impossible l’évaluation dans des conditions climatiques futures induites par le changement climatique. Evaluer, comprendre génétiquement et prédire la plasticité de la performance des variétés est donc un enjeu de recherche fondamentale et appliquée pour adapter les variétés aux conditions climatiques et aux systèmes de culture futurs. Notre objectif général est de construire des outils qui permettent de tirer parti de la plasticité phénotypique pour utiliser plus efficacement les ressources génétiques et environnementales afin de réduire les écarts de rendement actuellement observés entre le progrès génétique (rendement potentiel) et la production agricole. Pour parvenir à cet objectif, nous avons développé deux approches pour contribuer à l’identification de marqueurs génétiques impliqués dans la performance et la stabilité des variétés dans des environnements de culture variés. Les deux approches utilisent à la fois des modèles de génétique quantitative et un modèle écophysiologique pour tenir compte de l’interaction entre les variétés et l’environnement. La première approche (''plasticité'') se base sur l’identification des bases génétiques de la plasticité du rendement et la seconde (''optimisation'') sur l’identification des bases génétiques des caractéristiques d’hybrides optimaux pour le niveau et la stabilité du rendement dans une population d’environnement de cultureélargie. Dans la première approche ''plasticité'', le modèle écophysiologique nous a permis de caractériser les niveaux de stress abiotiques des environnements du réseau d’essais. Nous avons ensuite pu estimer la plasticité des performances d’un panel d’hybride vis-à-vis de ces stress. L’intégration avec les données de génotypage a permis ensuite d’en identifier le contrôle génétique et de prédire ces caractéristiques chez des hybrides apparentés. Dans la seconde approche ''optimisation'', la conception d’un modèle multi-échelle génétique et écophysiologique est un élément central pour prédire la performance d’hybrides non observés en champ dans des conditions de culture variées. Nous avons procédé en deux étapes : (1) utiliser des modèles de prédiction génomique pour prédire un ensemble de paramètres phénotypiques caractérisant un hybride en fonction de son génotype, puis (2) utiliser un modèle de simulation pour prédire le rendement de l’hybride en fonction de l’environnement, de la conduite de culture et de ses paramètres phénotypiques. La performance de ce modèle couplé s’est révélée inférieure à une approche de prédiction génomique seule et nous a permis d’identifier des verrous méthodologiques pour cette problématique. Nous avons mis en oeuvre de manière exploratoire ce modèle dans une approche d’optimisation par simulation qui nous a permis d’identifier des combinaisons de caractères physiologiques et développementaux associés à des performances plus élevées ainsi que d’en identifier le contrôle génétique. Dans les deux approches menées, les analyses de génétique d’association ont permis de la complexité du contrôle génétique des différents caractères, les informations relatives à aux marqueurs associés sont disponibles pour développer des variétés qui seront adaptées à des conditions de culture de plus en plus variables, du fait du changement climatique et de la nécessité de développer des pratiques agricoles plus durables.