Thèse soutenue

Fonctions et mécanismes de contrôle de la mobilisation des cellules stromales du tissu adipeux dans le processus de régénération musculaire

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Auteur / Autrice : Quentin Sastourné-Arrey
Direction : Coralie SengenèsLouis Casteilla
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Physiopathologie
Date : Soutenance le 12/02/2019
Etablissement(s) : Toulouse 3
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Biologie Santé Biotechnologies (Toulouse)
DOI : 10.70675/df26e053z6d2cz4b97z931dz7e7acceec691

Résumé

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Le muscle squelettique fait partie des rares organes doués de régénération chez le mammifère. Dans le cadre d'une lésion musculaire, les processus de régénération mis en place par le muscle impliquent des interactions finement régulées entre les cellules immunitaires, les cellules satellites et les progéniteurs fibro-adipeux (FAPs) qui communiquent entre elles via des sécrétions paracrines de cytokines et de facteurs solubles afin de réaliser de façon optimale le programme de régénération. Au cours des premiers jours suivant la lésion du muscle, le nombre de FAPs augmente rapidement. Pourtant cette augmentation n'est pas le résultat d'une prolifération des FAPs résidentes. Se pose ainsi la question de l'origine de cette augmentation de FAPs. Les travaux précédents du laboratoire montrent que les cellules stromales adipeuses (ou ASCs) quittent le tissu adipeux en réponse à une inflammation (lors d'une vaccination de la patte chez la souris). Or, les ASCs présentent un immunophénotype et des fonctions biologiques semblables aux FAPs. Ainsi, nous avons cherché à déterminer si l'augmentation des FAPs en réponse à la lésion musculaire n'était pas la conséquence d'une libération d'ASCs par le tissu adipeux suivie de leur infiltration dans le muscle lésé. Nos résultats montrent que dès les premières 24H suivant la lésion musculaire, le nombre de FAPs augmente sans que leur prolifération ne soit activée. En accord avec notre hypothèse, le nombre d'ASCs dans le tissu adipeux sous cutané (ScAT) diminue alors que leur apoptose/nécrose n'est pas activée, ce qui suggère une mobilisation des ASCs en réponse à la lésion musculaire. Pour réellement démontrer cette mobilisation, un modèle de greffe de tissu adipeux provenant d'une souris CD34-GFP (marqueur des ASCs) a été mis au point. Dans ce modèle, nos résultats montrent que la lésion musculaire déclenche la mobilisation et l'infiltration des ASCs dans le muscle lésé. Les mécanismes responsables de cette mobilisation impliquent par ailleurs les plaquettes. Ainsi, nous montrons pour la première fois que le tissu adipeux agit comme un réservoir de cellules progénitrices capables de migrer de façon endogène pour rejoindre le site de la lésion musculaire et jouer un rôle majeur dans les processus de régénération mis en place par l'organisme.