Rois et royauté en Ibérie du Caucase, entre monde romain et monde iranien, de l’époque hellénistique au début du Ve siècle de notre ère

par Nicolas Preud'homme

Thèse de doctorat en Histoire et civilisation de l'Antiquité

Sous la direction de Giusto Traina.

Le président du jury était Michèle Coltelloni-Trannoy.

Le jury était composé de Samra Azarnouche, Françoise Briquel-Chatonnet, Bernard Coulie.

Les rapporteurs étaient Christian-Georges Schwentzel, Stephen H. Rapp.


  • Résumé

    Apparu entre le IIIe et le début du Ier siècle avant notre ère, un pouvoir royal établi à Armazi-Mc’xet’a exerça jusqu’au VIe siècle de notre ère un rôle pivot dans l’histoire de l’ancienne Caucasie, à la charnière de l’Empire romain, de l’Iran et des terres sarmates. Le pays où s’exerçait leur pouvoir, l’Ibérie, amalgamait divers peuples et communautés autour du cours moyen du fleuve Koura, au débouché de la passe du Darial. Composant avec les rivalités dynastiques, le morcellement ethnique, la pluralité des langues et la diversité des cultures, les rois d’Ibérie firent preuve d’une remarquable capacité d’adaptation pour assurer leur emprise territoriale, affirmer leur légitimité et trouver une place de choix dans les réseaux d’alliances transnationaux. Le système politique ibère établit une relation d’équilibre entre l’aristocratie et la cour à travers une diarchie associant le roi et son pitiaxe. Entrée dans l’orbite de Rome après l’invasion de Pompée en 65 avant notre ère, la royauté ibère construisit durant trois siècles un partenariat avec les dirigeants romains qui n’était cependant pas exempt d’ambivalence. Les années 260 de notre ère marquèrent un tournant capital dans l’évolution du pouvoir royal ibère, lorsque l’emprise grandissante des Sassanides instigua un changement dynastique au profit des Mihranides. Dans un contexte d’effervescence spirituelle mettant en concurrence divers courants religieux, les rois ibères décidèrent progressivement de confessionnaliser leur pouvoir. Au début du Ve siècle, l’invention d’une première forme officielle d’écriture géorgienne illustra ce nouveau consensus politique et religieux voulu par une royauté devenue chrétienne.

  • Titre traduit

    Kings and kingship in Caucasian Iberia, between the Roman and Iranian worlds, from Hellenistic period to the early 5th century CE


  • Résumé

    Since its appearance between the third and the beginning of the first century BCE, a royal power established in Armazi-Mc‘xet‘a exercised until the sixth century CE a pivotal role in the history of Ancient Caucasia, at the hinge of Roman Empire, Iran and Sarmatian lands. The country where their rule was exercised, Iberia, amalgamated various peoples and communities around the middle course of Kura River, near the Darial pass. Composing with ethnic division, linguistic plurality and cultural diversity, the kings of Iberia developed a remarkable capacity of adaptation to ensure their domination, assert their legitimacy and find their place in the transnational networks of alliances. The Iberian political system established a balanced relationship between aristocracy and the royal court through a diarchy associating the king and his pitiaxēs. Entering the orbit of Rome after the invasion of Pompey in 65 BC, Iberian kings shaped during three centuries a partnership with Roman leaders, however not without ambivalence. The decade 260s CE constituted a major turning point in the evolution of royal power in Caucasian Iberia, insofar as the growing grip of Sasanians instigated a dynastic change in favour of the House of Mihranids. In a context of spiritual effervescence putting in competition several religious currents, the Iberian kings gradually opted for a confessionalization of their rule. At the beginning of the fifth century, the invention of a first official form of Georgian writing illustrated this new political and religious consensus established by a kingship converted to Christianism.


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