Jean Giono et la musique

par Frédérique Parsi

Thèse de doctorat en Littérature et civilisation française

Sous la direction de Denis Labouret.

Soutenue le 17-06-2019

à Sorbonne université , dans le cadre de École doctorale Littératures françaises et comparée (Paris) , en partenariat avec CELLF (laboratoire) .

Le président du jury était Carole Auroy.

Le jury était composé de Alain Romestaing, Laurent Fourcaut, Anne-Yvonne Julien.

Les rapporteurs étaient Carole Auroy, Alain Romestaing.


  • Résumé

    « Je ne mets rien au-dessus de la musique », écrit Giono. Pourtant, l’écrivain n’est guère musicien et refuse l’apprentissage du solfège, même si sa sensibilité musicale deviendra au fil du temps passion éclairée. La présence de la musique dans l’œuvre suit logiquement un parcours parallèle à celui qu’elle occupe dans la vie de Giono. Au-delà de sa simple présence thématique, aisément repérable dès les premiers écrits, outre les fonctions argumentatives, narratives et poétiques qu’elle offre aussi à l’écrivain, la musique s’impose progressivement comme une source d’inspiration et même un modèle esthétique pour l’homme de lettres. De manière inattendue, c’est lorsque la thématique musicale tend à disparaître que le roman devient ou tente de devenir véritablement musical chez Giono. La musique offre de plus l’occasion de s’interroger sur des tensions essentielles de l’œuvre, entre aspiration pour un certain naturel et nécessité de la culture, entre goûts musicaux très personnels et découverte de la musique via des mentors littéraires, entre modernité romanesque et prédilection pour des modèles souvent anciens, entre quête de structures musicales définies et transposition subjective de celles-ci. Giono aura proposé une réponse singulière à la question de l’impossible traduction du langage musical en mots qui taraude nombre d’écrivains. Paradoxalement, le rapport libre de Giono à la musique a une incidence sensible sur son écriture et, partant, intéresse de plein droit les études musico-littéraires et l’histoire de la littérature du xxe siècle et de ses mutations.

  • Titre traduit

    Jean Giono and Music


  • Résumé

    « For me nothing is more important than music », Giono wrote. However, the writer was no musician and refused to learn music theory, even though his musical sensitivity became an enlightened passion as time went by. The presence of music in his work logically follows a parallel path to that of music in Giono’s life. Beyond its mere presence as a theme, easily perceptible in his early writings, and apart from its argumentative, narrative and poetic roles that are presented to the writer, music progressively becomes essential as a source of inspiration and even a model of aesthetics for the writer. Against all odds, when the theme of music tends to disappear, the novel becomes or seeks to become truly musical in Giono’s work. Besides, music is an opportunity to ponder over the paramount tensions in his work : between an aspiration to nature and the necessity of culture, between very personal musical tastes and the discovery of music through literary mentors, between fictional modernity and a predilection for past models, between a quest for defined musical structures and their biased transposition. Giono offered a singular answer to the question of the impossible translation of the language of music in words, and this question has tormented countless writers. Paradoxically, Giono’s independence from music had a conspicuous effect on his style and is therefore relevant to music and literary studies as well as the history of 20th century literature and its transformations.


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