Thèse soutenue

Les écoles normales de filles : former des professionnelles ou des institutrices « femmes idéales » ? étude monographique de l’école normale de filles de l’Aube de 1955 à 1975.

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Auteur / Autrice : Patricia Ballardini
Direction : Françoise Laot
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences de l'éducation, de l'information et de la communication
Date : Soutenance le 03/10/2019
Etablissement(s) : Reims
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Sciences humaines et sociales (Reims ; 2012-)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Centre d'étude et de recherche sur les emplois et les professionnalisations (Reims, Marne)
Jury : Président / Présidente : Jean-François Condette
Examinateurs / Examinatrices : Yves Verneuil, Patricia Legris, Florence Legendre
Rapporteurs / Rapporteuses : Yves Verneuil
DOI : 10.70675/59d37726z8ae1z4108za8edzfa2c36bb77a6

Résumé

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Les écoles normales de filles : former des professionnelles ou des institutrices « femmes idéales » ?Etude monographique de l’école normale de filles de l’Aube de 1955 à 1975.Cette thèse a pour objet l’étude de la formation professionnelle des élèves institutrices de 1955 à 1975.Nous avons choisi d’étudier la professionnalité enseignante sous l’angle de l’évaluation des stages pratiques des futures institutrices. Nous avons travaillé sur la nature de cette formation mêlant théorie et pratique. Nous avons recherché quelles compétences professionnelles étaient attendues et quel modèle d’institutrice l’institution voulait former pour enseigner aux enfants des écoles primaires.La profession s’est fortement féminisée tout au long de son histoire. Le paysage s’est transformé avec la généralisation de la mixité et la modification du recrutement de ses fonctionnaires dans les années soixante. Nous avons envisagé ces questions par l’étude des rapports de stage tutelle que les maîtres d’application, formateurs de terrain, remplissaient à l’issue d’un stage sous leur responsabilité.La lecture de ces rapports nous a permis de mettre en évidence que les normaliennes n’étaient pas évaluées uniquement sur des critères professionnels, mais que d’autres appréciations, nombreuses, portant sur leur personnalité semblaient prendre une part considérable dans cette évaluation. Les critères retenus privilégiant des traits spécifiquement « féminins ».