Changement de régime et genèse d’une nouvelle histoire officielle : combats autour du passé fasciste et communiste en Roumanie après 1989

par Anemona Constantin

Thèse de doctorat en Science politique

Sous la direction de Marie-Claire Lavabre.

Soutenue le 14-11-2019

à Paris 10 , dans le cadre de Ecole doctorale Sciences juridiques et politiques (Nanterre) , en partenariat avec Institut des sciences sociales du politique (Nanterre ; Cachan, Val-de-Marne) (laboratoire) et de Institut des Sciences sociales du Politique / ISP (laboratoire) .

Le président du jury était Annie Collovald.

Le jury était composé de Marie-Claire Lavabre, Annie Collovald, Frédérique Matonti, Patrick Garcia, Antonela Capelle-Pogăcean.

Les rapporteurs étaient Nadège Ragaru, Frédérique Matonti.


  • Résumé

    La chute de Nicolae Ceauşescu en 1989 conduit à de fortes mobilisations intellectuelles pour la condamnation du régime communiste de Roumanie dans un contexte politique où l’exercice du pouvoir est assuré dès 1990 par une formation composée d’anciens membres de la nomenklatura. Marginalisé dans un premier temps, ces demandes de condamnation aboutissent au milieu des années 2000 à l’officialisation d’un discours de criminalisation du passé par le chef de l’État fortement appuyé dans sa démarche par une minorité d’historiens. Elle suit de près à la déclaration de reconnaissance par la Roumanie de sa participation à l’Holocauste durant la Deuxième Guerre mondiale. Cette thèse interroge les recompositions politiques et intellectuelles qui se déploient après 1989 sur le terrain des combats d’interprétation du passé pour montrer comment se structure un espace où cet exercice d’exégèse de l’histoire nationale devient consubstantiel à la légitimation démocratique du nouveau régime.

  • Titre traduit

    Regime change and birth of a new official history : battles over the fascist and the communist past in Romania after 1989


  • Résumé

    The fall of Nicolae Ceauşescu in 1989 led to strong intellectual mobilizations for the condemnation of the communist regime in Romania in a political context where the state was run by a group of former members of the nomenklatura. Initially the claims for the condemnation of the past were marginalized, but in the mid-2000s a new official discourse of criminalization emerged, strongly supported by historians. Two years before, the Romanian President had recognized the participation of Romania to the Holocaust during the Second World War. This thesis questions the political and intellectual mobilizations that took place after 1989 around the interpretation of the national history. It shows how an expert field of institutions specialized in dealing with the communist and the fascist past participate to the democratic legitimization of the new political regime.

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