Études esthétiques du paysage urbain téhéranais : espaces, visions, pratiques, expériences

par Maryam Alsadat Mansouri

Thèse de doctorat en Architecture et Ville

Sous la direction de Martine Bouchier.

Le président du jury était Guy Burgel.

Le jury était composé de Martine Bouchier, Guy Burgel, Jean Attali, Denis Martouzet, Antonella Tufano, Marc Vaye.

Les rapporteurs étaient Jean Attali, Denis Martouzet.


  • Résumé

    Flottant dans un va-et-vient entre l’architecture et l’urbanisme traditionnel du pays et celui moderniste, importé des pays occidentaux, Téhéran est souvent reconnue comme une ville désordonnée, sans identité, bruyante, aux paysages insignifiants. La question que se posent alors les acteurs urbains est comment en faire une ville plus belle, plus agréable, plus appréciée par les habitants ? Depuis les années postrévolutionnaires (1979) l’Agence d’Embellissement de la Ville de Téhéran, instance municipale, s’est intéressée à répondre à ce questionnement par des initiatives visant à esthétiser la capitale iranienne par l’injection de couleurs, de lumières, de monuments, de végétation, de constructions. Toutefois, la diversité des interventions et des approches adoptées et la dissemblance entre elles et avec l’entité urbaine de la ville, nous laissent formuler l’hypothèse que pour la gestion urbaine téhéranaise, l’esthétisation de la ville consiste à l’enchanter, à y jeter une touche de beauté, de magie, de charme. Mais finalement, ne serait-ce pas plutôt question de désenchantement à Téhéran ? Sur une période de quarante ans débutant en 1979 avec un appui sur la dernière décade, la thèse s’est intéressée à une sélection d’interventions municipales revendiquant l’esthétisation urbaine, partant du constat que les critères d’esthétisation urbaine à Téhéran tendent vers une approche décorative et uniquement objective. L’analyse des huit cas étudiés se base sur une réflexion théorique autour de l’esthétisation urbaine et pointe la relation sensible de l’usager avec l’espace esthétisé. Ainsi, une méthode d’analyse esthétique qui met en avant les valeurs produites par l’intervention urbaine que nous reconnaissons d’esthétisation par l’expérience (se distinguant d’autres modes d’esthétisation urbaine) a été développée, rapprochant la « théorie de la valuation » du philosophe pragmatiste John Dewey avec la locution « processus d’esthétisation. » Selon une volonté d’améliorer qualitativement l’espace urbain, en mobilisant plusieurs dispositifs, l’esthétisation urbaine par l’expérience qui est un processus, contribue à l’acquisition d’une expérience esthétique par la fabrication de valeur.

  • Titre traduit

    Aesthetic studies of Tehran urban landscape : spaces, visions, practices, experiences


  • Résumé

    Floating in a back and forth between the architecture and the traditional urbanism of the country and the modernist, imported from Western countries, Tehran is often recognized as an identity-less disordered noisy city, with insignificant landscapes. The question then asked by urban actors is how to make the city more beautiful, more pleasant, more appreciated by the inhabitants? Since the post-revolutionary years (1979), the Beautification Agency of the City of Tehran, a municipal body, has been interested in answering this questioning with initiatives aimed at aestheticizing the Iranian capital by injecting colors, lights, monuments, vegetation, buildings. However, the diversity of interventions and approaches adopted and the dissimilarity between them and with the urban entity of the city, let us formulate the hypothesis that for Tehran urban management, the aestheticization of the city consists in enchanting it, to throw a touch of beauty, magic, charm. But finally, wouldn’t it be more a question of disenchantment in Tehran?Over a period of forty years beginning in 1979 with support over the last decade, the thesis focused on a selection of municipal interventions claiming urban aesthetics, based on the observation that the criteria of urban aestheticization in Tehran tend towards a decorative and objective approach. The analysis of the eight case studies is based on a theoretical reflection around the urban aestheticization and points the sensitive relationship of the user with the aestheticized space. Thus, a method of aesthetic analysis that highlights the values produced by the urban intervention that we recognize as aestheticization by experience (distinguished from other modes of urban aestheticization) has been developed, bringing the “theory of the evaluation” of the pragmatist philosopher John Dewey with the locution "process of aestheticization”. According to a desire to improve qualitatively the urban space, by mobilizing several urban devices, aestheticization through experience, which is a process, contributes to the acquisition of an aesthetic experience through the production of value.

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