Thèse soutenue

La gestion du processus rédactionnel et les représentations de l’écrit en français langue seconde : le cas d’étudiants non francophones en formation diplômante à l’université Paris 8

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Auteur / Autrice : Sahra Idoughi
Direction : Marzena WatorekNicole Blondeau
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences du langage
Date : Soutenance le 14/11/2019
Etablissement(s) : Paris 8
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Cognition, langage, interaction (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis)
Partenaire(s) de recherche : Equipe de recherche : Structure formelle du langage
Jury : Président / Présidente : Jean-Louis Le Grand
Rapporteurs / Rapporteuses : Béatrice Fracchiolla, Marie-Josèphe Berchoud
DOI : 10.70675/fcbcd6b2zf0b1z440ezaa28zb5d9ee13decc

Résumé

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Cette thèse est une recherche didactique qui traite de la problématique de l’enseignement/apprentissage de l’écrit chez les étudiants non francophones inscrits en formation diplômante à l’université Paris 8. L’étude est partie du constat des difficultés que rencontrent ces derniers à l’écrit et de la nécessité de la maîtrise de cette compétence pour la réussite des parcours universitaires entamés. L’écrit y est défini comme un processus complexe lié au sujet écrivant, à son rapport à l’écrit et à ses représentations. C’est une recherche qualitative qui s’appuie sur trois types de données : productions écrites relevées à différents moments du processus rédactionnel guidé ; entretiens réalisés avec quatre étudiants sur les représentations développées sur l’écrit et enfin des données issues d’une enquête par questionnaire auto-administré réalisée auprès de cinquante étudiants non francophones inscrits à l’université Parsi 8. Les résultats de l’analyse du processus rédactionnel indiquent une conception linéaire et non itérative du processus de planification. De même qu’ils pointent des difficultés dans le maintien de l’intention communicative du sujet écrivant pendant la rédaction. Enfin, ils montrent une concentration sur les normes linguistiques au détriment du contenu sémantique. L’analyse des données discursives issues des entretiens a révélé des conceptions et des malentendus concernant l’écrit et sa pratique. Des résultats que l’enquête a renforcés. Celle-ci pointe la focalisation des étudiants sur les normes linguistiques dans l’interprétation de leurs difficultés. Elle montre aussi une conception restreinte des fonctions de l’écrit considéré comme simple outils de communication et de transcription d’idées et non comme un médiateur cognitif favorisant des opérations intellectuelles complexes. Des fonctions pourtant fortement mobilisées dans l’écrit universitaire.