Thèse soutenue

L’espace public solidaire face aux séismes de Bam et d’Azerbaïdjan en 2003 et en 2012 : de l’Iran civil à l’Iran des réseaux

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Auteur / Autrice : Modjtaba Najafi
Direction : Jocelyne Arquembourg-Moreau
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Sciences de l'information et de la communication
Date : Soutenance le 11/12/2019
Etablissement(s) : Paris 3
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Arts et médias (Paris ; 1997-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Communication, information, médias (Paris)
Jury : Président / Présidente : Oliver Bast
Examinateurs / Examinatrices : Jocelyne Arquembourg-Moreau, Oliver Bast, Azadeh Kian, Chowra Makaremi, Tristan Mattelart, Saeed Paivandi
DOI : 10.70675/b7b30736za160z4192z93c3ze97b49f05fd9

Résumé

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Etudier la constitution d’un public solidaire lors des séismes de Bam et d’Azerbaïdjan est l’objet de cette recherche. Elle aborde la question selon une approche pragmatiste en vue de montrer comment les évolutions technico- démographiques et politico-sociales dans les années 2000 ont favorisé la formation du public iranien lors des séismes de Bam en 2003 et de celui d’Azerbaïdjan en 2012.A partir de ce constat, il s’agit d’étudier la contribution des citoyens internautes sur les blogs et sur les réseaux sociaux, ce qui a permis le rassemblement des Iraniens qui ont fait l’enquête pour vérifier une situation problématique en partant des effets des séismes pour arriver à leurs causes. Cette thèse examine également la couverture médiatique de la presse iranienne, soit conservatrice, soit réformatrice, pour découvrir les différents aspects de ces événements.En s’appuyant sur l’analyse du discours, cette recherche montre comment l’espace public iranien est plus proche de la lecture pragmatiste et plus éloigné de la lecture habermassienne. Selon l’approche pragmatiste, l’émotion est unificatrice et motrice, elle est prise comme facteur d’unité et de complétude dans l’expérience. Les émotions partagées par les différents acteurs de ces événements ont participé à la création d’un Nous, rassemblé par un objectif central. On y voit une argumentation émotionnelle, caractérisée par l’utilisation massive des témoignages et récits, des poésies, des métaphores et des métonymies et des images au sein du discours politico-social. Cette étude montre comment les citoyens indignés et choqués se sont rassemblés pour la reconstruction de l’Iran. Cette recherche fait apparaître la nouvelle image de l’Iran contemporain : l’Iran civil et l’Iran des réseaux. Le premier se caractérise par l’apparition d’une nouvelle société civile apparue particulièrement à la fin des années 1990 et au début des années 2000 et le deuxième se distingue par l’élargissement de l’espace public grâce au développement de l’internet notamment par les réseaux sociaux.