L'exploitation artisanale des matières dures d'origine animale au Proche-Orient entre le IIIe s. av . J.-C. et le VIIe s. apr. J.-C. : une approche techno-économique

par Bénédicte Khan

Thèse de doctorat en Archéologie

Sous la direction de Marianne Christensen.

Soutenue le 22-03-2019

à Paris 1 , dans le cadre de École doctorale Archéologie (Paris) , en partenariat avec Equipe ESPRI (Nanterre) (laboratoire) .

Le président du jury était Jean-Pierre Brun.

Le jury était composé de Marianne Christensen, Nicolas Monteix, Marta Bazanella, Isabelle Rodet-Belarbi.

Les rapporteurs étaient Pascale Ballet, Jacqueline Studer.


  • Résumé

    Au Proche-Orient, l'os, l'ivoire, la corne et l'écaille de tortue ont été exploités pour fabriquer des objets très divers durant les époques hellénistique à byzantine. Or, alors que des objets dans ces matières sont mis au jour sur de nombreux sites, les façons dont les artisans transformaient la matière première en objet fini, de même que leur insertion dans la société à laquelle ils appartenaient, sont encore méconnus. Pour combler ces lacunes, l'étude d'assemblages provenant de contextes dits artisanaux a été réalisée suivant une approche technologique. Adaptée des travaux en Préhistoire et fondée sur le concept de technique en tant qu'action élémentaire sur la matière, cette approche, multidisciplinaire, a pour but de remettre l'artisan et son savoir-faire dans son contexte économique et social. À travers le croisement des données historiques, archéozoologiques et technologiques, nous avons ici tenté de reconstituer les rapports que l'artisan entretient non seulement avec la matière qu'il transforme, mais également avec les autres acteurs de l'exploitation des matières animales (boucher, tanneur), ainsi que sa place dans la société dans laquelle il évolue.

  • Titre traduit

    Hard animal materials' craftmanship in the Near East between the third century BC and the seventh century AD : a techno-economical approach


  • Résumé

    For a period covering Hellenistic to Protobyzantine times - and beyond -, bone, horn, ivory and turtle shell were used to produce a wide variety of items in the Near East. While these items are regularly uncovered on excavation sites, the production processes, as well as the craftsman's place in Hellenistic to Protobyzantine societies, are still poorly understood. To better assess them, collections from so-called artisanal contexts were studied using a technological approach. Set up from a Prehistorian-developed method and based on the concept of the technique as an elementary action on the material, this multidisciplinary approach aims to put the craftsman and his ways of working back into the economic and social context of the society he lives in. Through the study of written, archaeozoological, and technological sources, we searched to understand the relationships not only between the craftsman and the materials he works with, but also between him and the other actors involved with animal materials, as well as to determine his place in the society he is part of.

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse\u00a0?

  • Bibliothèque : Bibliothèque électronique de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.