Les politiques de formation aux langues étrangères en Libye, à l'exemple du français (1969 à 2016) : enjeux didactiques et de société en contexte de transition nationale et d'ouverture internationale
| Auteur / Autrice : | Mohamed Edarhoubi |
| Direction : | Hervé Quintin |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Didactique |
| Date : | Soutenance le 30/01/2019 |
| Etablissement(s) : | Nantes |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Arts, Lettres, Langues (Bretagne) |
| Partenaire(s) de recherche : | COMUE : Université Bretagne Loire (2016-2019) |
| Laboratoire : Centre de recherche sur les Identités, les Nations et l'Interculturalité (Nantes) | |
| Jury : | Président / Présidente : Greta Komur-Thilloy |
| Examinateurs / Examinatrices : Slah Eddine Ben Fadhel, Jacqueline Feuillet, Marion Perrefort | |
| DOI : | 10.70675/e26760a0zbba3z426dz9082ze7444ba3725f |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
Il est admis aujourd’hui que la maîtrise des langues étrangères revêt une importance croissante pour le développement des échanges, l’ouverture au monde. Aucun pays ne peut se soustraire à ce mouvement général, sauf à se marginaliser, la Libye n’échappe pas à cette nécessité. Carrefour géographique naturel, ce pays, passée la conquête arabe, n’a pourtant pas conservé d’empreinte durable, en matière de langues et de culture, des multiples présences étrangères qu’il a connues. Celles-ci, le plus souvent imposées, n’en ont pas moins eu des conséquences, parfois fâcheuses, en matière de représentations et d’attitudes développées à l’égard de l’Autre. Ainsi, après quelques initiatives positives sous la monarchie (1951-1969), l’action politique de l’Etat, affichant sous la dictature son nationalisme et son anticolonialisme, a vu dans la question des langues étrangères un terrain offrant la possibilité de « victoires » politiques faciles. Prônant la réappropriation de la langue arabe et d‘une culture arabo-musulmane, le régime a longtemps développé, jusqu’à la caricature, une démarche résolument monolingue, et monoculturelle. Ces questions n’ont jusqu’ici que très peu attiré l’attention des chercheurs, occidentaux ou libyens. Au départ de notre recherche, figure en bonne place la situation actuelle de l'enseignement du français en Libye. Une double expérience à la fois d’étudiant et d’enseignant à la Faculté des langues de Tripoli fait d’emblée entrevoir les effets néfastes de multiples faiblesses structurelles sur la motivation et le degré de compétence des apprenants. À partir d’un nécessaire état des lieux replaçant l’objet de cette étude dans son contexte, général et universitaire, ce travail examine les politiques linguistiques et de formation développées par la Libye depuis son indépendance, pour les confronter aux exigences de la modernité, dans l’espoir d’un retour du pays à la stabilité. Cette recherche s’accompagne en contre-point d’une enquête de terrain menée auprès d’enseignants et d’étudiants libyens de français, visant à mieux cerner leur appréciation de l’existant, leurs attentes et besoins. Cette double démarche conduit à formuler un certain nombre de propositions pour une reconstruction de la formation des enseignements de français langue étrangère, et au-delà en langues étrangères, prenant en compte leurs fonctions sociales, notamment en matière d’ouverture culturelle.