Essays on the history of macroeconometric modeling and the evolution of economic analysis at the Federal Reserve

par Juan Acosta (Acosta Macia)

Thèse de doctorat en Science économique

Sous la direction de Goulven Rubin et de Étienne Farvaque.

  • Titre traduit

    Essais sur l’histoire de la modélisation macroéconométrique et l’évolution de l’analyse économique à la Réserve fédérale


  • Résumé

    Cette thèse est composée de quatre articles qui analysent l’évolution de l’analyse économique au sein de la Réserve fédérale et le développement des modèles macroéconométriques aux Etats Unis pendant les années cinquante et soixante. Le premier article, « Roosa et Samuelson sur l'efficacité de la politique monétaire », porte sur les différents types d'arguments utilisés par Robert Roosa (Banque de la Réserve Fédérale de New York) et Paul Samuelson (Massachussetts Institute of Technology) au sujet du rôle des banques dans l'efficacité de la politique monétaire au début des années cinquante. Roosa souligne l'importance de prendre en compte les caractéristiques du système financier des États­-Unis et son évolution. Son argumentation se fond sur l'intuition acquise dans son activité quotidienne sur le marché monétaire à New York. Samuelson, quant à lui, transforme le débat et le réduit à la question de l'existence d'un équilibre avec rationnement sur le marché du crédit. Bien que Samuelson n’ait pas proposé de modèle mathématique, il a ainsi orienté le débat dans une direction plus proche du langage des économistes, reposant sur les concepts d'équilibre et comportement rationnel. Dans le deuxième article, « La modélisation macroéconométrique et le comité sur la stabilité économique (CES) du SSRC, 19591963 », Erich Pinzón­Fuchs et moi­ même discutons l’élaboration d'un modèle qui a jeté les bases de la macroéconométrie des années soixante. Nous analysons, à l’aide de l’étude du travail individuel des chercheurs impliqués et des retranscriptions de leurs réunions annuels, comment le modèle a été construit par un groupe d’une vingtaine de chercheurs. Nous signalons l'importance des liens que ce projet a institué entre les économistes, différentes agences gouvernementales, et des think­tanks comme la Brookings Institution. Dans le troisième article, « Le comportement des banques dans les modèles macroéconométriques des années soixante », Goulven Rubin et moi­ même étudions l’intégration du choix de portefeuille pour les banques et le traitement du rationnement du crédit dans ces modèles. Nous démontrons que le modèle de la Réserve fédérale est plus transparent que les modèles précédents dans la mesure où la structure du marché monétaire est plus claire. Un effort a été réalisé pour clarifier le rapport entre les équations fonctionnaires de la Réserve fédérale pour explorer ces méthodes et leurs possibles usages pour guider la politique monétaire. estimées et les choix microéconomiques des banques. Par rapport au rationnement du crédit, nous soulignons l’effort des modélisateurs pour l'inclure dans les modèles malgré la difficulté à observer ce rationnement directement. Leurs efforts pour favoriser la mesure a permis d’inclure ce rationnement dans le modèle, mais avec des résultats limités en termes d’implication analytique du rationnement sur la politique monétaire. Dans le quatrième article, « La transformation de l'analyse économique à la Réserve fédérale pendant les années soixante », Béatrice Cherrier et moi ­même utilisons les données biographiques des fonctionnaires de la Réserve Fédérale, des témoignages, et des archives, pour montrer comment la modélisation économétrique et les prévisions ont trouvé une place au sein de la Réserve Fédérale. Nous montrons, en particulier, que l’arrivée de ces méthodes a été la conséquence des pressions externes mais aussi de la volonté des fonctionnaires de la Réserve fédérale pour explorer ces méthodes et leurs possibles usages pour guider la politique monétaire.


  • Résumé

    This dissertation contains four papers that discuss the transformation of economic analysis at the Federal Reserve and the development of large-scale macroeconometric models during the 1950s and 1960s in the United States. The first paper is titled “Roosa and Samuelson on the effectiveness of monetary policy.” I discuss the different types of arguments used by Robert Roosa (Federal Reserve Bank of New York) and Paul Samuelson (MIT) in their discussion about the effectiveness of monetary policy in the early 1950s. Roosa emphasized the importance of lenders’ willingness to lend and, in general, of taking into account the details of the evolution of the American financial system. He presented an argument based on the intuition acquired in his participation—as an official of the New York Federal Reserve— in the New York money market. Samuelson, for his part, transformed the debate by reducing it to a discussion about the existence of an equilibrium with rationing in the credit market. Although Samuelson did not provide a mathematical model, he did transform the debate into a discussion palatable for economists, based on concepts like equilibrium and rational behavior. The second paper is titled “Macroeconometric modeling and the SSRC’s Committee on Economic Stability, 1959-1963.” Erich Pinzón-Fuchs and I discuss the construction of a macroeconometric model (1960-1963) that laid the bases for subsequent large-scale macroeconometric models of the 1960s. We discuss how, using an approach based on individual work together with two long annual conferences, the model was built by a team of more than 20 researchers. We also point out the important connections that the project helped establish between economists in academia, the government, and the Federal Reserve. The third paper is titled “Bank behavior in large-scale macroeconometric models of the 1960s.” Goulven Rubin and I discuss the implementation of a portfolio choice framework and the inclusion of credit rationing by banks in these models. We found that the Fed-MIT-Penn model has a more transparent structure: the structure of the money market is clearer, as is the relationship of its equations with the microeconomic choices of banks. Regarding credit rationing, we found that modelers made important efforts to include it despite its non-observable nature and to develop a measure of it. Once a measure was found, and despite constant negative results, modelers kept trying to find a place for credit rationing in their model. These results invite a deeper reflection on the idea of microfoundations in large-scale macroeconometric models and on the role of beliefs in macroeconometric modeling. The fourth paper is “The transformation of economic analysis at the Federal Reserve during the 1960s.” Béatrice Cherrier and I use biographical data, reminiscences, and archival sources to show how econometric modeling and forecasting found a place at the Federal Reserve. We show, in particular, that the arrival of these methods was in part the consequence of external pressures, but also of the will of Fed officials interested in exploring the possible uses of these methods for monetary policymaking. There was no simple takeover by econometricians at the Federal Reserve but, instead, an equilibrium between judgmental and econometric forms of analysis emerged by the early 1970s.


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