Du concept de santé à la détermination d’intervalles de référence chez l’huître creuse Crassostrea gigas
| Auteur / Autrice : | Cyrille François |
| Direction : | Tristan Renault |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Physiologie, biologie des organismes, populations, interactions |
| Date : | Soutenance le 04/10/2019 |
| Etablissement(s) : | La Rochelle |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Euclide (La Rochelle ; 2018-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire de Génétique et Pathologie des Mollusques Marins (La Tremblade, Charente-Maritime) |
| Jury : | Président / Présidente : Laurent Barillé |
| Examinateurs / Examinatrices : Tristan Renault, Laurent Barillé, Catherine Trumel, Guylaine Collewet | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Laurent Barillé, Catherine Trumel | |
| DOI : | 10.70675/3a66ec1czc437z4f70za7f3z9faafdd47cb0 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
Considérée comme une préoccupation de tous, la santé n’est pas un concept facile à cerner. S’il n’existe pas une définition universelle de la santé, ses différents usages et acceptions permettent toutefois d’en préciser les dimensions biologique, psychique et sociale. En santé animale, la dimension biologique demeure la plus étudiée, mais il n’existe pas pour autant de définition consensuelle à portée internationale de la santé animale. Dès lors comment appréhender la santé chez les mollusques marins ? Un être vivant peut être décrit fonctionnellement en physiopathologie par le suivi de biomarqueurs en conditions de laboratoire. Chez l’être humain et de nombreux animaux, des valeurs « normales » de biomarqueurs ont été proposées ; celles-ci ont été déterminées en réalisant des mesures ou des observations chez des échantillons de populations réputées en « bonne santé », la sélection rigoureuse de ces populations et échantillons constituant un enjeu majeur. Cette démarche a longtemps reposé sur l’idée qu’un être vivant est en « bonne santé » quand il est dans la « norme », ou exprimé autrement, que ses valeurs de biomarqueur s’inscrivent dans la distribution de valeurs du biomarqueur obtenues chez une population en « bonne santé ». Différentes étapes ont ensuite conduit à faire évoluer la terminologie des valeurs « normales » ou usuelles, parfois nommées constantes médicales, pour préférer celles de valeurs de référence et d’intervalles de référence. Les définitions de ces termes ainsi que leur détermination ont fait l’objet de nombreuses publications et de normes internationales qui constituent le corpus scientifique de la théorie des valeurs de référence. Après avoir choisi des biomarqueurs d’intérêt sur la santé biologique chez l’huître creuse Crassostrea gigas (premier enjeu), constituer des populations d’huîtres creuses supposées saines (deuxième enjeu), est-il possible dans une première étude de déterminer des intervalles de référence de ces biomarqueurs dans un groupe échantillon de référence (troisième enjeu), puis de vérifier qu’ils apportent des éléments d’information permettant d’émettre des hypothèses sur la santé, en réalisant des études complémentaires de comparaison avec les valeurs observées de biomarqueurs chez des huîtres creuses infectées expérimentalement par des organismes pathogènes, le virus OsHV-1 (ostreid herpesvirus type 1) d’une part, la bactérie Vibrio aestuarianus d’autre part (quatrième enjeu) ?