Thèse soutenue

Optimisation multi-objectifs inter-systèmes des groupes motopropulseurs

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Auteur / Autrice : Sandra Hamze
Direction : Emmanuel Witrant
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Automatique et productique
Date : Soutenance le 05/11/2019
Etablissement(s) : Université Grenoble Alpes (ComUE)
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale électronique, électrotechnique, automatique, traitement du signal (Grenoble ; 199.-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Grenoble Images parole signal automatique (2007-....)
Jury : Président / Présidente : Michel Dambrine
Examinateurs / Examinatrices : Yann Chamaillard, Delphine Bresch-Pietri, Vincent Talon
Rapporteurs / Rapporteuses : Sorin Olaru, Yann Chamaillard
DOI : 10.70675/aa24e324z642bz46a3z8805z250be1a8938e

Résumé

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L’optimisation des systèmes de groupes motopropulseurs (GMP) dans les automobiles modernes repose sur l’ingénierie des systèmes basée sur des modèles pour faire face à la complexité des systèmes automobiles et aux exigences de conception des commandes. Deux prérequis à l’optimisation du GMP sont le simulateur de GMP et la conception des commandes, assurant un fonctionnement satisfaisant du GMP pendant les cycles de conduite. Cette thèse s’articule autour de ces prérequis et fait partie de la phase model-in-the-loop du cycle de développement du contrôle. Elle vise d’abord à identifier des modèles linéaires boîtes noires de systèmes de GMP, car ils présentent des avantages d’accessibilité à la conception de la commande linéaire et de facilité d’intégration des modifications dans la définition technique du GMP. Elle vise également à identifier et à contrôler les systèmes de GMP à retard de transport car l’intégration du retard est cruciale pour la précision du modèle et l’optimalité de son contrôle. Sur ces bases, nous abordons le GMP du point de vue de la chaîne d’air d’un moteur essence. Nous identifions d’abord un modèle linéaire boîte noire state-space (SS), via un algorithme d’identification basé sur les méthodes subspace. Différents ordres de modèles et paramètres d’algorithmes sont testés et ceux donnant les meilleurs résultats d’identification et de validation sont indiqués, conduisant à un gain de temps de 85% pour des identifications futures similaires. Bien que cette partie considère l’ensemble de la chaîne d’air, le reste s’adresse aux certains de ses composants, notamment le papillon électrique, l’échangeur de chaleur et la recirculation des gaz d’échappement (EGR). Concernant le papillon électrique, nous nous inspirons des lois physiques régissant son fonctionnement pour construire un modèle mathématique linéaire à paramètres variables (LPV) SS, qui définit la structure vectorielle de régression du modèle LPV boîte noire ARX qui représente un banc d’essais du papillon et reflète ses nonlinéarités et discontinuités en variant entres ses zones fonctionnelles. Pour traiter les délais de transport de chaleur et de masse dans la chaîne d’air, nous nous référons respectivement à l’échangeur de chaleur et à l’EGR. La refonte des équations aux dérivées partielles (EDP) hyperboliques à dimensions infinies décrivant ces phénomènes de transport sous la forme d’un système à retard facilite l’identification du système et la conception du contrôle. Pour ce faire, le moyennage spatiale et la méthode des caractéristiques sont utilisés pour découpler les EDP hyperboliques décrivant les flux advectifs dans un échangeur de chaleur et pour les reformuler en un système à retard temporel. La méthode à descente de gradient cherche à réduire l’erreur entre la température de sortie du modèle et celle d’un banc d’essai d’échangeur de chaleur, pour identifier les paramètres du système à retard, qui dépasse les EDP en termes de précision d’identification et de temps de calcul. D’autre part, les EDP décrivant le transport de masse dans une EGR sont refondus en un système SS soumis à un retard de sortie. Pour réguler le rapport de gaz brûlé dans le gaz d’admission, la quantité de gaz recirculé est contrôlée à l’aide de deux approches de contrôle optimale indirecte, qui prennent en compte la nature infinie du modèle et qui sont accompagnées des méthodes du Lagrangien Augmenté et d’Uzawa pour respecter des contraintes d’entrée et d’état, permettant ainsi d’obtenir un contrôleur plus performant que le PID initialement existant. En générale, cette thèse se situe à mi-chemin entre les secteurs académique et industriel. En évaluant l’éligibilité de l’intégration des théories existants d’identification et de contrôle des systèmes dans des applications automobiles réelles, elle indique les avantages et les inconvénients de ces théories et ouvre de nouvelles perspectives dans l’optimisation des systèmes du GMP basée sur les modèles.