Le "capital social" nikkei et le cas des Brésiliens d'origine japonaise de São Gotardo (Minas Gérais-Brésil) : trajectoires et transformations sociales dans un Brésil rural contemporain. Le cas des Brésiliens d'origine japonaise de la ville de Sao Gotardo, Minas Gerais

par Maria Vicenta Haro Matas

Thèse de doctorat en Anthropologie sociale et ethnologie

Sous la direction de Ulrike Schuerkens.

Le président du jury était Dominique Vidal.

Le jury était composé de Dominique Vidal, Yumi Garcia dos Santos, Mônica Raisa Schpun, Moustapha Tamba.


  • Résumé

    La migration japonaise au Brésil, qui débutât en 1908, peut être conçue comme la dernière grande vague migratoire transocéanique vers le Brésil contemporain. Recrutés avec un contrat de travail, les immigrants nippons sont arrivés en formant des familles. Jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, ces agents sociaux ont été dirigés vers le travail dans les champs cafetiers dans l’État de São Paulo. De nos jours, les exploitations agricoles des entreprises familiales nippo-brésiliennes ont une excellente réputation dans tout le Brésil, comme on le voit dans la ville de São Gotardo (Minas Gérais). Les familles nikkei (fils et petits-fils des premiers immigrants japonais au Brésil) sont arrivées dans ces confins grâce à l’implantation d’un programme gouvernemental expérimental de colonisation et d’exploitation agricole dans années 1970 : le PADAP (Programme de colonisation du Haut Paranaíba). En pleine dictature militaire, ce programme était un modèle de Révolution verte, transformant ainsi São Gotardo en une base expérimentale du développementisme agricole brésilien dans un biome inexploré: le Cerrado. Notre hypothèse de recherche se base sur la reconnaissance d’un «capital social» forgé chez les immigrants d’origine japonaise au Brésil, ce qui a permis leur promotion sociale. Nous appelons ce capital « capital social » nikkei. Nous concevons la notion de « capital social» chez les nikkeijin du Brésil comme la série de ressources (institutionnelles, organisationnelles et valeurs identitaires) dont la possession a permis la promotion sociale. Pour justifier notre hypothèse, nous présentons une méthodologie liant « mobilisation géographique » et «mobilisation sociale ». En prenant le cas des Brésiliens d’origine japonaise de São Gotardo comme terrain ethnographique, nous étudierons comment deux migrations, une internationale et une autre régionale, se sont articulées au cours du temps, du territoire brésilien et des générations avec le même objectif : une réussite socioéconomique familiale.

  • Titre traduit

    Nikkei "social capital" and the case of Brazilian of Japanese origin of São Gotardo (Minas Gérais-Brésil) : trajectories and social transformations in a contemporary rural Brazil. The case of Brazilians of Japanese origin in the city of Sao Gotardo, Minas Gerais


  • Résumé

    The Japanese migration to Brazil, which began in 1908, can be conceived as the last great wave of transoceanic migration to contemporary Brazil. Recruited with an employment contract, Japanese immigrants arrived and formed families. Until the Second World War, these social agents were directed towards work in the coffee fields in the state of São Paulo. Nowadays, the farms of Japanese-Brazilian family businesses have an excellent reputation, as can be seen in the city of São Gotardo (Minas Gerais). The nikkei families (sons and grandsons of the first Japanese immigrants to Brazil) arrived in this area as the result of the implementation of an experimental government program of colonization and agricultural exploitation in the 1970s: the PADAP (Program of colonization of the Upper Paranaíba). In the midst of a military dictatorship, this program was a model of the Green Revolution, transforming São Gotardo into an experimental base of Brazilian agricultural development in an unexplored biome: the Cerrado. Our research hypothesis is based on the recognition of “social capital” forged by Japanese immigrants, which enabled their social promotion. We call this capital nikkei "social capital". We conceive of the notion of "social capital" among the Japanese Brazilians as the resources (institutional, organizational and identity values) whose possession has facilitated social promotion. To justify our hypothesis, we present a methodology linking "geographical mobilization" and "social mobilization". Taking the case of Brazilians of Japanese origin from São Gotardo as an ethnographic field, we will study how two migrations, one international and one regional, were structured over time, over Brazilian territory and over the generations with the same goal: a familial socio-economic success.


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