Changements climatiques dans la mer de Barents : interactions glace-océan, formation et variabilité de la masse d'eau
| Auteur / Autrice : | Benjamin I. Barton |
| Direction : | Anne-Marie Treguier |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Océanographie physique et environnement |
| Date : | Soutenance le 10/10/2019 |
| Etablissement(s) : | Brest |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Sciences de la mer et du littoral (Plouzané) |
| Partenaire(s) de recherche : | Laboratoire : Laboratoire d'Océanographie Physique et Spatiale (Plouzané ; 2016-....) |
| Jury : | Président / Présidente : Xavier Carton |
| Examinateurs / Examinatrices : Anne-Marie Treguier, Gilles Reverdin, Penny Holliday, Yueng-Djern Lenn, Camille Lique, Bernard Barnier | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Gilles Reverdin, Penny Holliday | |
| DOI : | 10.70675/f99009dbz943cz406az8596z030b2579d197 |
Mots clés
Résumé
L’étendue hivernale de la banquise en mer de Barents n’a cessé de diminuer, et un certain nombre d’études suggèrent que cette diminution pourrait coïncider avec des hivers très froids en Europe et Asie. L’eau Atlantique (AW) transportée vers la mer de Barents, se réchauffe. En mer de Barents, l’AW se transforme en Barents Sea Water (BSW), plus froide et moins salée. Etudier cette dernière nous permet d’en savoir plus sur l’influence de la saisonnalité de la banquise Arctique sur la stratification et la circulation de l’océan.Tout d’abord, nous utilisons des observations satellites pour localiser le Front Polaire (PF) qui matérialise la limite entre la BSW et l’eau Arctique. Nous établissons que l’étendue de la banquise était indépendante du PF jusqu’au milieu des années 2000, jusqu’à ce que le réchauffement de l’AW commence à limiter l’extension de la banquise hivernale au sud du front. Ensuite, en combinant données satellites et in situ, nous montrons que l’on peut surveiller ‘à distance’ les propriétés de la BSW : les variations de la température de surface de l’océan sont ainsi corrélées à celles du contenu en chaleur de la mer de Barents qui, associées à celles de la hauteur stérique, permettent également d’estimer son contenu en eau douce.Pour finir, nous utilisons un modèle à haute résolution pour calculer les bilans de volume, transport et flux des masses d’eau. Le volume de la BSW atteint un minimum en 1990 et 2004 : l’étendue de glace de mer hivernale ayant fondue l’été suivant était alors conséquente, résultant notamment d’une masse d’AW plus froide. L’événement de 2004 a permis une entrée massive d’AW, de plus en plus chaude, dans la mer de Barents.