Une gestion jardinière des paysages : le "parc des Coteaux" en recherche et en projet : expérimentations, retours réflexifs et propositions d'actions sur la rive droite de Bordeaux

par Benjamin Chambelland

Thèse de doctorat en Architecture et paysage

Sous la direction de Serge Briffaud et de Bernard Davasse.

Soutenue le 08-11-2019

à Bordeaux 3 , dans le cadre de École doctorale Montaigne-Humanités (Pessac, Gironde) , en partenariat avec Passages (Pessac, Gironde ; Pau ; Talence, Gironde) (laboratoire) .

Le président du jury était Gilles Clément.

Le jury était composé de Serge Briffaud, Bernard Davasse, Anne Sgard, Pascal Nicolas-Le Strat, Etienne Parin, Martine Bergues.

Les rapporteurs étaient Anne Sgard, Pascal Nicolas-Le Strat.


  • Résumé

    La notion de « gestion jardinière des paysages » est au cœur de cette thèse. Il s’agit ici de proposer un principe d’action visant à renouveler le projet de paysage et ses pratiques. Ce principe d’action s’inscrit à un moment-charnière où les pratiques paysagistes sont confrontées à la nécessité de mettre en œuvre dans un cadre démocratique une gestion environnementale des territoires. Il a pour objectif de prendre en compte toute la complexité des interrelations sociales, écologiques, politiques et économiques propre à la conduite des projets de paysage, ainsi que leurs imbrications. Il s’agit notamment de conscientiser les dynamiques à l’œuvre et de mesurer les effets du temps sur le processus de projet en lien avec l’incertitude des « inter-retro-actions » qui en émanent. À travers cela, il s’agit également d’être en capacité de clarifier les valeurs et les stratégies éthiques à mobiliser au quotidien et dans la durée, dans la conduite d’un projet de paysage. Aux sources de travail, il y a une convention industrielle de formation par la recherche (CIFRE). Pendant trois ans, j’ai travaillé au sein d’un groupement d’intérêt public composé de quatre communes (Bassens, Lormont, Cenon et Floirac) situées sur la « rive droite » de la métropole de Bordeaux : le Grand Projet des Villes Rive Droite (GPV). Mon rôle a consisté à mener un projet de paysage orienté vers l’accompagnement de l’évolution des pratiques de jardinage concernant un ensemble de parcs publics/privés, nommé le « parc des Coteaux » (240 ha). L’entrée paysagère est donc à la base de la démarche mise en œuvre. Elle a consisté à proposer un processus de coopération impliquant les jardiniers des villes, mais également, des élus, des responsables de services, des chargés de projets des villes et du GPV, des paysagistes, des urbanistes, des écologues, des habitants et des « usagers ». Ce processus de coopération a pris pour nom le Laboratoire du parc des Coteaux ; le parcLAB. Le retour réflexif sur les conditions même de cette expérience conduite pendant trois ans (2015-2018) – elle-même issue de ma participation à l’émergence de cette dynamique collective trois ans auparavant (2013-2015) en tant que paysagiste indépendant – m’a conduit à formuler l’hypothèse d’une gestion jardinière des paysages, dont je présente et mets en débat, ici, les principes et les orientations.

  • Titre traduit

    Garden-based landscape management : The "Parc des Coteaux" in research and project : experimentation, feedback and actions on the right bank of the Garonne in Bordeaux


  • Résumé

    The idea of “garden-based landscape management” is at the heart of this thesis. It offers principles for updating landscape projects and practices. These principles arrive at a key moment when landscape gardening is confronted with the need to implement environmental land management in a democratic context. They aim to take into account all the complexity and interweaving of the social, ecological, political and economic interrelationships involved in running landscape projects. The thesis is particularly concerned with increasing awareness of the dynamics at work and with measuring the effects of time on the project process in relation to the uncertainties of “inter-retro-actions” that emanate from it. This should also provide clarification of the values and ethical strategies to be applied to running a landscape project, both on a day-to-day basis and in the long term. The basis for the work is an Industrial Convention for Training by Research (CIFRE). For three years I worked in a Groupement d’Intérêt Public made up of four communes (Bassens, Lormont, Cenon et Floirac) situated on the “right bank” of Bordeaux Métropole: the Grand Projet des Villes Rive Droite (GPV). My role was to lead a landscape project orientated towards accompanying developments in gardening practices in a group of public/private parks known as the “Parc des Coteaux” (240 ha). Landscape is thus the starting point for the approach that has been used. The approach consisted of proposing a cooperative process involving gardeners from the towns, but also elected members, departmental managers, project officers for the towns and the GPV, landscape architects, planners, ecologists, inhabitants and “users”. This process adopted the name Laboratoire du parc des Coteaux or parcLAB. The feedback on the very conditions of this experiment, conducted for three years (2015-2018) – itself resulting from my participation in the emergence of the collective dynamic over the preceding three years (2013-2015) as an independent landscape gardener – led me to formulate the hypothesis of garden-based landscape management, whose principles and orientations I present and offer for debate here.


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