Jardiner ensemble dans la ville, une question de préservation : Étude anthropologique de jardins collectifs urbains

par Frédérique Albert

Thèse de doctorat en Anthropologie

Sous la direction de Jean-Yves Boursier.

Soutenue le 14-10-2019

à l'Université Côte d'Azur (ComUE) , dans le cadre de École doctorale Sociétés, humanités, arts et lettres (Nice ; 2016-....) , en partenariat avec Université de Nice (1965-2019) (établissement de préparation) , Laboratoire Interdisciplinaire Récits, Cultures et Sociétés (laboratoire) et de Laboratoire interdisciplinaire Récits Cultures et Sociétés. EA 3159 (Nice ; 2012-....) (laboratoire) .

Le président du jury était Dejan Dimitrijević.

Le jury était composé de Dejan Dimitrijević, Luc Descroix, Pierre Robbe, Julien Blanc, Béatrice Maurines.

Les rapporteurs étaient Luc Descroix, Pierre Robbe.


  • Résumé

    Cette étude anthropologique de quatre jardins collectifs urbains, familiaux et partagés, montre que la question de la préservation y est centrale. Il s’agit de jardins cultivés de façon biologique. Le lien des jardiniers aux plantes cultivées, et notamment aux plantes plus sauvages, comme les mauvaises herbes, y est particulier, comme dans toute horticulture de jardinage, mais aussi justement en raison de ce choix du mode de culture. Les jardiniers échangent beaucoup entre eux, des savoirs, mais aussi des plantes, des légumes, de façon non contraignante. Ce qu’ils donnent emporte une partie d’eux, car ils les ont cultivés eux-mêmes. Ils envisagent leur collectifs comme à part dans la société. Les conflits y sont difficilement admissibles et réglés en faveur de la stabilité du groupe, car il existe une forme d’idéalisation de la collectivité en rapport avec ce lieu particulier au sein de la ville. Le jardin représente en effet pour eux une forme de présentation de soi en tant qu’individu, mais aussi de la collectivité face à la ville. Il est également considéré comme une portion de nature douée d’intentions bienveillantes et généreuses envers les humains, mais aussi comme un paysage, car il est dévoué à la contemplation. Tout ceci en fait un lieu à protéger, à préserver et la clôture qui le ceint matérialise cette volonté de protection. Le jardin est donc un lieu civilisé face à la ville qui représente le sauvage. La clôture qui sépare le jardin de l’extérieur n’empêche pas les échanges, de plantes, de savoirs ; entre les humains, comme entre les non-humains. En fin de compte, tous ces prismes pour observer ces jardins collectifs se rejoignent pour les envisager comme des lieux à préserver, dont l’imaginaire est lié à celui du paradis, lieu prolifique et clos. Trois logiques horticoles des jardiniers, productive, esthétique et écologique sont identifiées et y sont directement liées.

  • Titre traduit

    Gardening together in the city, a matter of preservation : Anthropological study of community and collective gardens


  • Résumé

    This anthropological study of four urban community and collective gardens shows us the importance of the preservation matter. All these gardens are grown organically. The interaction between the gardeners and the cultivated plants, above all, the wildest plants and the weeds is special as in all gardening horticultures, and is influenced by this choice of culture way. The gardeners do a lot of exchanges, mainly about knowledges and plants but they are not bind. When giving gifts, the gardeners give a part of them as the plants have been grown by themselves. Their community is thought to have a specific distinct place in the society. Conflicts are not allowed and solved in order to preserve the group stability as there is a kind of idealization of the collectivity due to its specific place inside the city. The garden means to them not only a representation of themselves but also a representation of the collectivity against the city. The garden is also considered as a caring a generous nature towards the human being and on another hand, it is still a landscape to be contemplated. All these elements conduce them to consider the garden as a place which has to be protected, preserved, and the fence surrounding it materialize this willingness of protection. So the garden is a civilized place while the city represents the wildness. The fence between the garden and the outside doesn’t prevent the exchanges of plants, knowledges between human and also non- human. Finally, all these prisms to observe the garden lead us to consider it as a place to be preserved whose imaginary is linked to Eden, a prolific and closed place. Three distinct horticultural logics, aesthetic, productive and organic are directly related to this imaginary.


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