Thèse soutenue

Les « jeunes auteurs » coréens nés dans les années 1980-1990 : traduire la solitude et le silence : sur les oeuvres de Jeong Yong-jun, Han Yu-joo, Choi Jin-yeong, Yoon Go-eun et Park Sol-moe

FR  |  
EN
Auteur / Autrice : Lucie Angheben
Direction : Alexis NuseloviciHye-gyeong Kim
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Création artistique et littéraire
Date : Soutenance le 03/07/2019
Etablissement(s) : Aix-Marseille
Ecole(s) doctorale(s) : École Doctorale Langues, Lettres et Arts (Aix-en-Provence)
Partenaire(s) de recherche :  : Centre interdisciplinaire d'étude des littératures (Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône) - Institut de recherche sur le Sud-Est asiatique (Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône ; 1993-2011)
Jury : Président / Présidente : Pierre Kaser
Examinateurs / Examinatrices : Min Sook Wang
Rapporteurs / Rapporteuses : Myeong-kyo Jeong, Marie Vrinat-Nikolov
DOI : 10.70675/2024914dz9d49z4caazb613zce78e1c6a96f

Résumé

FR  |  
EN

Cette recherche s’intéresse aux nouvelles coréennes des écrivains nés dans les années 1980-1990. Bien qu’ils aient grandi dans une Corée démocratique et sous des conditions matérielles plus simples que leurs ainés, les « jeunes auteurs » présentent des œuvres constamment marquées par la noirceur et le mal-être. À travers l’exemple de cinq nouvelles, nous analysons la solitude et le silence au regard d’une approche interdisciplinaire liant la littérature et la traduction. Cette thèse offre une traduction intégrale et commentée du corpus primaire, afin de questionner la manière dont la solitude est ressentie par les jeunes dans la société coréenne actuelle. Une solitude négative issue de l’isolement au milieu d’un groupe dont on souhaiterait faire partie s’oppose à une solitude positive émanant d’un désir de calme au milieu du tumulte d’un quotidien parfois rendu difficile par des normes inspirées par la hiérarchie héritée du confucianisme. De plus, être seul peut être un phénomène volontaire ou non. En outre, les personnages mis en scène dans les nouvelles souffrent de difficultés de communication. La communication directe réelle est difficile à mettre en place, que ce soit du fait d’un « mal-dit » de la part du locuteur, ou d’un « mal-compris » de la part de l’interlocuteur. Lorsque cette difficulté à s’exprimer à l’oral se change en silence, l’incapacité involontaire à parler par peur des malentendus s’ajoute au choix volontaire de se cacher dans le silence. Ainsi, tout en exprimant la souffrance d’une existence, les expressions silencieuses comme l’écriture et la littérature se présentent comme des formes de communication idéales.