La modernité de l'origine : acentralité et cubisme narratif dans The Recognitions de William Gaddis

par Marie Fahd

Thèse de doctorat en Langues et littératures étrangères. Langue et cultures des sociétés anglophones

Sous la direction de Mathieu Duplay.

Le président du jury était Brigitte Félix.

Le jury était composé de Mathieu Duplay, Brigitte Félix, Claire Maniez, Antoine Cazé.

Les rapporteurs étaient Brigitte Félix, Claire Maniez.


  • Résumé

    Cette thèse porte sur William Gaddis (1922-1998), écrivain majeur de la littérature américaine, traditionnellement associé à la mouvance postmoderne, et sur son premier roman The Recognitions (1955). Ce travail s’inscrit dans une perspective interdisciplinaire, il est à la croisée des champs d’étude entre la littérature, la peinture, la philosophie et l’histoire des religions. L’enjeu principal consiste à montrer que le William Gaddis de 1955 est un écrivain moderne – c’est-à-dire ni moderniste ni postmoderniste – car son premier roman l’est. La réflexion de Gaddis sur l’absence de centre, liée à la perte d’une origine stable, témoigne de sa modernité. Son ironie à l’égard du passé et sa distance critique à l’encontre de la religion et de l’esthétique souligne sa modernité. Son approche nouvelle de l’origine en art la met en évidence. De même, son étude sur le faux et l’authenticité, sur l’art et l’origine indique sa modernité. L’interaction qui se joue entre peinture et écriture dans The Recognitions contribue également à la révéler. L’acentralité, le cubisme narratif et la modernité de l’origine sont les trois concepts critiques proposés qui permettent d’analyser la modernité à l’œuvre dans The Recognitions. Ils envisagent trois variations de la modernité dans le roman qui mènent à une réflexion sur la création.

  • Titre traduit

    A modern approach to the question of the origins : centerlessness and cubism in the narrative techniques in William Gaddis’s The Recognitions


  • Résumé

    This doctoral dissertation focuses on The Recognitions (1955), which was the first novel by the major American writer, William Gaddis (1922-1998), who is generally classified as a postmodernist. By addressing this work through an interdisciplinary lens, I have chosen to place it at a crossroads between literature, painting, philosophy and the history of religions. The aim is to show that especially in Gaddis’s initial literary effort, the author can be seen as an exponent of a kind of modernity—which is not entirely modernist or postmodernist as traditionally defined--notably in his exploration of centerlessness, as articulated in the loss of a stable origin. In the same modern vein is the author’s ironic attitude toward the past and his maintaining of a certain critical distance from religion and aesthetics. His inventive approach to the theme of origins in art as well as his treatment of fakeness, forgery and authenticity highlight his modernity. In addition, his modern approach in The Recognitions will be shown to be revealed in the interplay between painterly and literary techniques and concerns. Centerlessness and cubism in the novel’s narrative techniques and the notion of origin in art are three critical concepts. They allow us to envision three variant threads of Gaddis’s modernity, opening up a profound meditation on artistic and literary creation.

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