Evolution spatiale de la savane arborée sahélienne, de ses usages et de sa gestion, face aux changements environnementaux

par Benoît Toulouse

Thèse de doctorat en Géographie. Géographie et environnement

Sous la direction de Catherine Mering.


  • Résumé

    A l’aide de la télédétection, de la géomatique et des enquêtes de terrain, nous avons confirmé l’existence d’un reverdissement du Sahel, durant la période 1981 à 2006, même si il est loin d’être homogène. Ces différences spatiales ne peuvent s’expliquer uniquement par des facteurs naturels. La croissance démographique ne permet pas non plus, seule, d’expliquer ces différences à l’échelle du Sahel. L’approche multiscalaire des changements du couvert végétal sur plus de cinquante ans, au sein des six ateliers appartenant à trois pays différents, montre que la présence de plus en plus importante de l’homme n’engendre pas systématiquement la disparition des arbres. L’expansion agricole observée semble avoir entraîné un « déplacement » des arbres de la savane arborée vers les zones de cultures et les villages, les sociétés rurales sahéliennes façonnant le couvert arboré en fonction de leurs besoins (agriculture, défrichement, coupe, bois énergie). L’analyse du discours des personnes rencontrées a montré que l’implication de « facilitateurs » locaux est indispensable à la réussite de projets de replantation et de sauvegarde du patrimoine forestier de chaque village. Le recours à des analyses géo-textométriques du discours a permis de mettre en évidence l’opposition « Utilisateurs-Gestionnaires » mais aussi les différences entre sites le long du gradient bioclimatique nord-sud. Néanmoins les générations futures ont une représentation de leur environnement qui pourrait aller de pair avec une préoccupation pour sa préservation.

  • Titre traduit

    Spatial evolution of the Sahelian savannah, its uses and its management, in the face of environmental changes


  • Résumé

    Using remote sensing, geomatics and field surveys, we confirmed the existence of Sahelian regreening during the period 1981 to 2006, even though it is far from homogeneous. These spatial differences can not be explained solely by natural factors. Population growth alone does not explain these differences across the Sahel. The multiscale approach to changes in plant cover over more than 50 years, in the six workshops belonging to three different countries, shows that the increasing presence of man does not systematically cause the disappearance of trees. The observed agricultural expansion seems to have led to the "displacement" of trees from the savannah to the cultivated areas and villages, the rural Sahelian societies shaping tree cover according to their needs (agriculture, clearing, cutting, energy wood). The analysis of the speeches of the people we met showed that the involvement of local "facilitators" is essential to the success of replanting projects and safeguarding the forest heritage of each village. The use of geo-textometric analyzes of the discourse made it possible to highlight the opposition "Users-Managers" but also the differences between sites along the north-south bioclimatic gradient. Nevertheless, future generations have a representation of their environment that could go hand in hand with a concern for its preservation


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