Analyse de la notion de Décroissance sous l'angle de la théorie d'Économie Générale de Georges Bataille

par Anthony Horrie

Thèse de doctorat en Philosophie politique

Sous la direction de Fabrice Flipo.

Le président du jury était Marie Cuillerai.

Le jury était composé de Fabrice Flipo, Marie Cuillerai, Thierry Ménissier, Franck-Dominique Vivien, Stéphane Douailler.

Les rapporteurs étaient Thierry Ménissier, Franck-Dominique Vivien.


  • Résumé

    Une opération économique, en fin de compte, repose sur une seule chose. Une chose des plus élémentaires qui soient, à savoir, tout simplement : l'emploi d'un objet. C'est bien là le socle de toute action économique. C'est-à-dire de toute action qui, à un moment donné, se veut utile ou rentable. Mais un tel acte a pour effet d'annuler toute la valeur que l'objet peut toujours présenter dans l'instant (comme son charme, sa drôlerie ou, encore, son étrangeté). Autrement dit, l'emploi d'un objet remplace toute la valeur sensible dudit objet par une valeur d'un autre ordre qui n'est autre que la valeur d'usage. Mais, le fait est qu'employer utilement quelque-chose n'a rien d'automatique. C'est qu'un tel acte revient très concrètement à s'opposer délibérément au cours habituel des choses qui, lui, consiste en une dépense inutile de chaque chose... Mais ce n'est pas tout car, au bout du compte, d'un point de vue général, l'action délibérée contre ce cours habituel des choses ne fait en réalité jamais que de l'accroître. Tout simplement parce qu'une telle action (n'étant donc pas automatique) se doit d'abord de dissiper pour son propre compte tout un tas de forces disponibles ; cela, avant même d'avoir pu commencer son œuvre. Tout ceci doit nous forcer à reconnaître que le véritable produit d'une opération économique n'est jamais qu'une meilleure dilapidation des richesses disponibles. Et c'est bien sous cet angle que sera envisagée, dans le cadre de ce travail, la notion de Décroissance. Cela grâce à la mise en perspective de la théorie d' « économie générale » de Georges Bataille avec les travaux de l'économiste Nicholas Georgescu-Roegen.

  • Titre traduit

    An analysis of the notion of Degrowth from Georges Bataille’s theory of General Economy


  • Résumé

    An economic operation relies, after all, upon one single thing. Upon one of the most elementary things, that is, simply: the use of an object. Such is the root of any economic act, i.e. of any act which, at some time, purports to be useful or profitable. But one effect entailed by such an act is to cancel all the value that such an object may instantaneoulsy present (such as its spell, drollery or, yet, its oddness). In other words, the use of an object implies that the sensitive value of that object be substituted by another sort of value, namely its use value. However, as a matter of fact, the useful employment of something is in no way automatic. Indeed, such a useful employment of things is actually equivalent to a deliberate opposition to the usual course of things, which consists, on the contrary, of a useless expenditure of all things... Still, from a general point of view, such a deliberate act against this usual course of things only achieves, after all, to always increase it. Just because such an act (thus, not being automatic), yet before it may have started to operate, first has to dissipate for itself a whole bunch of available forces. All of this leads us to acknowledge that the true product of an economic operation is always only a better squandering of the riches at disposal. It is according to this point of view that my research has focused on the notion of Degrowth, by combining Georges Bataille’s theory of “general economy” with economist Nicholas Georgescu-Roegen’s works.


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