Uccidere il tiranno : tirannicidio e resistenza in inghilterra tra cinquecento e seicento

par Francesca Pirola

Thèse de doctorat en Philosophie

Sous la direction de Yves Charles Zarka et de Michele Ciliberto.

Le président du jury était Mario Turchetti.

Le jury était composé de Yves Charles Zarka, Michele Ciliberto, Mario Turchetti, Simonetta Bassi, Raffaella Santi, Elisabetta Scapparone.

Les rapporteurs étaient Mario Turchetti, Simonetta Bassi.

  • Titre traduit

    Tuer le tyran : tyrannicide et résistance en Angleterre : XVIème et XVIIème siècles


  • Résumé

    L'exécution de Charles Ier - souverain d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande - qui a eu lieu le 30 janvier 1649, représente un événement unique dans l'histoire moderne européenne. Déjà avant Charles Ier, des dizaines de souverains ont été victimes de conjurations ou de morts violentes, tués en secret ou ouvertement, mais personne avant lui n'avait été décapité sur la place publique après avoir subi un procès et le jugement d'une Court Suprême de Justice. Le cas de Charles Ier est tout à fait particulier, parce que la condamnation du souverain se fonde précisément sur l'accusation de tyrannie. Ce travail de thèse analyse le débat enflammé que suscite cet événement exceptionnel et son contexte théorique et culturel. La thèse s'articule ainsi en deux sections. La première, structurée en quatre chapitres, aborde la question du procès et de l'exécution de Charles Ier, faisant dialoguer entre eux deux observateurs d'exception des guerres civiles anglaises, John Milton et Thomas Hobbes. La comparaison des théories politiques de ces deux auteurs vise à répondre à une question fondamentale, c'est-à-dire si l'exécution du souverain est un acte illégitime (on parle dans ce cas d'un régicide) où légitime (il s'agit alors d'un tyrannicide). La seconde section est consacrée à l'analyse des sources du débat anglais sur le droit de résistance au tyran. L'attention est focalisée sur la tradition protestante britannique de la seconde moitié du XVIème siècle, dont le rôle dans le débat autour de la mort de Charles Ier n'a pas encore été opportunément examiné. En s'inspirant des indications données par Milton dans son « Tenure of Kings and Magistrates », dans cette section on s'arrête sur quatre auteurs considérés comme « monarchomaques britanniques » : John Ponet, Christopher Goodman, John Knox et George Buchanan. Dans un parcours qui procède du débat aux sources, ce travail de thèse se propose d'évaluer l'évolution du concept de la tyrannie et de la mutation, qui va de pair, du droit de résistance. L'investigation sur les différents thèmes - la distinction entre roi et tyran, les modèles de résistance, la légitimité du tyrannicide - élucide les conditions théoriques qui ont rendu possible de penser comme légitime le meurtre d'un souverain et de le réaliser.

  • Titre traduit

    Killing the tyrant : tyrannicide and resistance in England between XVIth and XVIIth century


  • Résumé

    The execution of Charles I Stuart - King of England, Scotland and Ireland - which took place on 30th January 1649, was an absolutely unique event in European modern history. Already before Charles I, dozens of sovereigns had been victims to plots or violent deaths, had been killed in secret or in public, but nobody before him had been beheaded in a public place after suffering a public trial and a sentence of condemnation by a High Court of Justice. The case of Charles I was particularly significant, because his condemnation lay on the accusation of tyranny. In this thesis both the debate roused by this exceptional event and its theoretical and cultural background will be analysed. The dissertation is therefore made up of two sections. The first section, divided into four chapters, deals with the question of the trial and execution of Charles I, by linking two exceptional spectators of the English Civil Wars, namely John Milton and Thomas Hobbes. By comparing their political theories, this section aims at answering a fundamental question, that is, whether the king's execution was an illegitimate act (in other words a regicide) or a legitimate one (tyrannicide). The second section is devoted to the analysis of the sources of the English debate on the right of resistance to tyrants. Attention is focused on the British Protestant tradition of the second half of XVIth century, whose role on the debate around Charles I's death has not yet been adequately examined. Taking the cue from Milton's indications included in his "Tenure of Kings and Magistrates", this section will examine four authors considered to be «British monarchomachs»: John Ponet, Christopher Goodman, John Knox and George Buchanan. By moving from the debate to its sources, the present work intends to evaluate the evolution of the concept of tyranny and, simultaneously, the mutation of the right of resistance. In examining various topics - the distinction between king and tyrant, the models of resistance and the legitimacy of tyrannicide - it aims at identifying the theoretical conditions that made it possible to think of the murder of a sovereign as being legitimate, and to put it into execution.

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