Le pacte introuvable. Sport, péronisme et société en Argentine 1946-1955
| Auteur / Autrice : | Lucie Hemeury |
| Direction : | Olivier Compagnon |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Histoire |
| Date : | Soutenance le 11/12/2018 |
| Etablissement(s) : | Sorbonne Paris Cité |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Europe latine et Amérique latine (Paris ; 1992-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | établissement de préparation : Université de la Sorbonne Nouvelle (Paris ; 1970-....) |
| Laboratoire : Centre de recherche et de documentation sur les Amériques | |
| Institut : Institut des Hautes Études de l'Amérique latine (Université Paris III) | |
| Jury : | Président / Présidente : Danielle Tartakowsky |
| Examinateurs / Examinatrices : Olivier Compagnon, Danielle Tartakowsky, Patrick Clastres, Marcela Ferrari, Fabien Archambault, Denis Merklen | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Patrick Clastres, Marcela Ferrari | |
| DOI : | 10.70675/88f3dcb4zd77cz4cb9za54cze812b437ef96 |
Mots clés
Résumé
Entre 1946 et 1955, Juan Perón déclare à maintes reprises sa volonté de « forger une nation de sportifs ». Le président argentin, rapidement surnommé le « Premier Sportif de la Nation », estime que le sport doit désormais relever des domaines d’intervention de l’État. À partir de sources institutionnelles, administratives, sportives et diplomatiques, cette recherche s’attache à retracer les objectifs de la politique sportive péroniste et les moyens mis en œuvre pour les atteindre. En suivant une démarche relevant de l’histoire sociale et de la micro-histoire, ce travail examine la mise en pratique concrète des mesures adoptées par le régime péroniste au sein des clubs et des fédérations sportives et en repère les contradictions et les limites. Cette thèse analyse également la nature des relations établies entre les acteurs du milieu sportif et le pouvoir péroniste. Celles-ci se définissent par des logiques clientélistes, en partie héritées, par une quête du consensus et des formes de compromis, nourries par les intérêts communs partagés entre le monde sportif et les responsables politiques. Mais elles se sont aussi traduites par des résistances et des rapports conflictuels, renforcés par la polarisation politique croissante de la société argentine et l’autoritarisme grandissant du régime péroniste.