La traduction à l’épreuve de l’imitation. Traduction, pastiche, pensées de la ressemblance en France et en Italie aux XIXe et XXe siècles

par Paolo Bellomo

Thèse de doctorat en Littérature générale et comparée

Sous la direction de Tiphaine Samoyault et de Céline Frigau Manning.

Soutenue le 24-04-2018

à Sorbonne Paris Cité , dans le cadre de École doctorale Littérature française et comparée (Paris) , en partenariat avec Centre d'études et de recherches comparatistes (Paris) (laboratoire) et de Université de la Sorbonne Nouvelle (Paris) (établissement de préparation) .

Le président du jury était Alexis Nuselovici.

Le jury était composé de Tiphaine Samoyault, Céline Frigau Manning, Alexis Nuselovici, Isabelle Poulin, Jean-Claude Zancarini.

Les rapporteurs étaient Isabelle Poulin, Jean-Claude Zancarini.


  • Résumé

    À partir de l’analyse des discours sur la traduction et le pastiche aux XIXe et XXe siècles, la thèse trace l’archéologie des pensées de la traduction en France et en Italie, souligne la différence radicale de deux territoires pourtant si proches. En articulant les histoires politiques et linguistiques de ces deux pays, ce travail vise à montrer comment l’imaginaire et le sentiment que les cultures française et italienne ont eu de leurs propres langues ont structuré des perceptions foncièrement autres de l’à traduire.La réflexion part d’une lecture de ce que Foucault appelle la « structure parlée du perçu », c’est-à-dire l’ensemble des discours traductifs et imitatifs susceptibles de faire apparaître, par la verbalisation, la perception des ressemblances entre textes premiers et textes seconds. Dans ce travail, la pensée de la traduction est donc moins une pensée produite consciemment par des individus que la pensée appartenant aux discours eux-mêmes et ne pouvant apparaître que dans

  • Titre traduit

    Translation, pastiche, and the thinking of resemblance in France and Italy in the 19th and 20th centuries


  • Résumé

    A study of the discourses on translation and pastiche in the 19th and 20th centuries serves as a basis to examine the archeology of translation thought in France and Italy, highlighting the radical difference between these neighbor territories. Articulating the political and linguistic histories of the two countries, this work aims to show how the linguistic imaginaries and sentiments which developed in French and Italian culture are responsible for shaping radically other perceptions of the à-traduire (‘yet-to-translate’).This work originates in a reading of what Foucault calls the “spoken structure of the perceived”: the discourses on translation and imitation which, through verbalization, render visible the perception of resemblances between original and second texts. In this thesis, the thinking of translation is less a consciously produced thinking than a thinking belonging to the discourses themselves, which can only appear in their circulation. A thinking that is also an epistemology.

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