Le dialogue des objets : fabrique et circulation des savoirs naturalistes : le cas des collections de Jean Hermann (1738-1800)

par Dorothée Rusque

Thèse de doctorat en Histoire moderne

Sous la direction de Isabelle Laboulais.

Le président du jury était Emmanuelle Chapron.

Le jury était composé de Anne Saada, Marie-Noëlle Bourguet, Martial Guédron.

Les rapporteurs étaient Pierre-Yves Beaurepaire, Nathalie Vuillemin.


  • Résumé

    Dans le sillage des problématiques posées par l’anthropologie historique du savoir et par les travaux sur la matérialité des pratiques savantes, la thèse questionne la dimension cognitive des collections d’histoire naturelle de Jean Hermann (1738-1800). Dès 1762, le naturaliste crée un riche cabinet ouvert aux trois règnes de la nature. Il est associé à une bibliothèque et à un jardin botanique dont il a la charge en tant que professeur de botanique de l’université de Strasbourg. Les trois formes de collections lui servent d’équipement pour la recherche et pour l’enseignement. L’objet de l’enquête est de cerner le rôle des objets dans la production et la circulation des savoirs naturalistes. Il s’agit également d’observer la construction sociale d’une figure savante. Le travail met au jour l’importance de l’économie d’échange des objets dans la constitution des collections et le rôle du dialogue des objets - échantillons, livres, images – dans le processus d’observation. Le dispositif visuel qu’est le cabinet est au centre de la fabrique du savoir. Les collections contribuent aussi à l’émergence d’une science publique, elles sont des supports d’enseignement et elles attirent de nombreux visiteurs.

  • Titre traduit

    The dialogue between objects : construction and circulation of naturalistic knowledge : the case of Jean Hermann's collections (1738-1800)


  • Résumé

    Following the issues raised by the historic anthropology of the knowledge and the material turn, the thesis questions the cognitive dimension of the collections of natural history of Jean Hermann (1738-1800). From 1762, the naturalist created a rich cabinet composed of objects from the three kingdoms of nature. The cabinet was associated with two other forms of collections: a library and a botanical garden, which he managed as professor of botany of the university of medicine from 1783. All three forms of collections were used as his equipment for research and teaching. The investigation shall determine the role of objects in the production and the circulation of the naturalistic knowledge. Its objective is also to observe the social construction of a learned figure. The study points out the importance of the economy of exchange of objects in the constitution of collections and the role of the dialogue between objects - samples, books, images – in the visualization process. The visual device of the cabinet is at the core of the process of knowledge making. Collections contributed to the emergence of a public science; they were media of teaching and attracted numerous visitors.



Le texte intégral de cette thèse sera accessible librement à partir du 31-12-2020

Consulter en bibliothèque

La version de soutenance existe

Où se trouve cette thèse ?

  • Bibliothèque : Université de Strasbourg. Service commun de la documentation. Bibliothèque électronique 063.
Voir dans le Sudoc, catalogue collectif des bibliothèques de l'enseignement supérieur et de la recherche.