Les fondements des Laïcités en Afrique centrale à l'épreuve du protestantisme évangélique : Cameroun, Congo, Gabon et République Démocratique du Congo

par Guy Bucumi

Thèse de doctorat en Sciences juridiques

Sous la direction de Brigitte Basdevant-Gaudemet et de Laurent Fonbaustier.

Le président du jury était Boris Bernabé.

Le jury était composé de Brigitte Basdevant-Gaudemet, Laurent Fonbaustier, Boris Bernabé, Maxime Tourbe, Patrice Rolland, David Koussens.

Les rapporteurs étaient Maxime Tourbe, Patrice Rolland.


  • Résumé

    La conférence de Berlin de 1884 a posé les jalons des relations religions-États en Afrique centrale en instituant la « mission civilisatrice ». Dans cette région, les relations religions-États ont toujours été ambigües. Suivant les périodes, il y a eu collaboration, soutien mutuel, coexistence, ignorance réciproque, oppositions et même persécutions. Les relations entre les missions religieuses et l’administration coloniale, puis entre l’Église catholique et les jeunes États indépendants, furent une parfaite illustration.La « vague » de démocratisation de la décennie 1990 a permis l’adoption de nouvelles lois fondamentales calquées toutes sur le texte constitutionnel français de 1958 que les constituants d’Afrique centrale ont pris pour modèle. Les nouvelles constitutions ont ainsi introduit un nouveau principe, celui de la laïcité de l’État, dans le même esprit du constituant français de 1946 et 1958. Le processus démocratique a également permis un pluralisme aussi bien politique que religieux. Sur le plan religieux, la consécration de la liberté religieuse a favorisé l’implantation des églises évangéliques qui connaissent, depuis, une diffusion rapide.La question des relations entre les Églises évangéliques et les États dans cette région d’Afrique prend aujourd’hui une importance croissante, du fait du succès grandissant de ce nouveau mouvement religieux et de sa proximité avec les pouvoirs politiques. Il y a là une situation nouvelle, récente, en mutation rapide et qui remet en question bien des situations politiques, institutionnelles, juridiques et sociales. Sur le plan juridique, l’échec du modèle de laïcité-séparation confronté à la forte religiosité qui caractérise les sociétés africaines, appelle à une nécessité de faire une large part à la coutume africaine dans la conception des textes juridiques, ce qui permettrait la construction d’une nouvelle laïcité « africaine ».

  • Titre traduit

    The foundations of Laïcités in Central Afrique to the test of Evangelical Protestantism : Cameroon, Congo, Gabon and The Democratic Republic of Congo


  • Résumé

    The Berlin Conference of 1884 laid the foundations for relationship between religions and states in Central Africa by instituting the "civilizing mission". In this region, those relationships have always been ambiguous. According to the periods, there was collaboration, mutual support, coexistence, mutual ignorance, oppositions and even persecutions. The relationship between religious missions and the colonial administration and between the Catholic Church and the young independent nations, were a perfect illustration. The “wave” of democratization of the 90’s allowed the adoption of new fundamentals laws similar with the French constitution of 1958 took as a model. The new central African constitutions introduced a new principle, the secularism of state, in the same spirit of the French constitutions of 1946 and 1958. The democratic process also allowed pluralism both political and religious. About religious field, the consecration of religious freedom has promoted the implantation of evangelical movement which has then, knew a rapid growth. The issue of relationships between Evangelical Churches and States in this region of Africa is becoming increasingly important, because of the growing success of this new religious movement and its proximity with political powers. This is a new, recent, rapidly changing situation that challenges many political, institutional, legal and social situations. At the legal level, the failure of the secular model adopted call for a need to make a large part of African custom in the conception of legal texts, which would then allow the construction of a new "African" secularism.


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