Histoire du badminton en France (fin XIXe siècle – 1979) : pratiques et représentations

par Julie Grall

Thèse de doctorat en Sciences du sport (staps)

Sous la direction de Luc Robène et de Jean-Nicolas Renaud.

Soutenue le 28-03-2018

à Rennes 2 , dans le cadre de École doctorale Sociétés, temps, territoires (Angers) , en partenariat avec Université Bretagne Loire (COMUE) et de Violences, Innovations, Politiques, Socialisations et Sports (laboratoire) .

Le président du jury était Thierry Terret.

Le jury était composé de Doriane Gomet.

Les rapporteurs étaient Jean Saint-Martin, Jean-François Loudcher.


  • Résumé

    Le badminton est pratiqué par un cercle restreint d’adeptes, de son introduction en France, jusqu’à 1979, contrairement à d’autres sports modernes apparus au même moment et qui deviennent des phénomènes culturels de masse. Cette thèse met en évidence un ensemble de facteurs limitant l’essor du badminton et sa fabrique en tant que sport reconnu comme tel. L’activité se pare progressivement de traits de sports modernes à partir de la naissance du club de Dieppe, en 1907 (une institution, une codification uniforme, des compétitions, un classement, la recherche de progrès, un entraînement de plus en plus rationnel, des cadres formés), elle est pourtant difficilement perçue comme un « vrai sport ». « Jeu de fillettes », « sport de plage », les représentations héritées de son ancêtre supposé, le jeu du volant, lui sont attachées et persistent. Considéré comme jeu, il n’attire pas les pratiquants en quête de « sport sérieux ». Il est pourtant défendu comme tel par ses adeptes et l’est par l’organisation qu’en propose son institution dirigeante. Faute de masse de joueurs importante, les pratiques ne sont pas suffisamment visibles pour faire changer les représentations. À ce cercle vicieux se rajoute un ensemble d’éléments qui ne permettent pas à l’activité d’être visible. Le badminton est d’abord une activité distinctive, réservée à une élite sociale. Il s’organise ensuite en tant que sport alternatif au tennis, jusqu’à être placé sous tutelle de la FFLT en 1944, sans pour autant parvenir à convaincre les adeptes de la balle jaune. Sur le plan international, l’équipe de France de badminton fait pâle figure. Les politiques fédérales, sans moyens, sont inopérantes et l’absence d’infrastructures couvertes n’offre pas les conditions matérielles opportunes à une pratique de masse. Ces obstacles sont progressivement levés et conduisent à la renaissance de la Fédération française de badminton en 1979, mais ne suffisent à faire évoluer les représentations, plus fortes que des pratiques peu visibles

  • Titre traduit

    History of badminton in France (late nineteenth century - 1979) : practices and representations


  • Résumé

    Badminton is practiced by a small circle of followers, from its introduction in France, until 1979, unlike other modern sports appeared at the same time and become mass cultural phenomena. This work highlights a set of factors limiting the rise of badminton and its manufactures as a sport recognized as such. The game is gradually built with modern sports features, from the birth of the Dieppe club, in 1907 (an institution, a uniform codification, competitions, a classification, search for progress, more and more rational training, trained executives), yet it is hardly perceived as a "real sport". "Girl's game", "beach sport", herited representations from her supposed ancestor, the battledore and shuttlecock, are attached to badminton and persist. Considered a game, it does not attract practitioners seeking a "serious sport". It is however defended as such by its followers and is by the way of practicing that proposes its governing institution. Due to the lack of a large mass of players, practices are not visible enough to change representations. To this vicious circle is added a set of elements that do not allow the activity to be know. Badminton is primarily a distinctive activity, reserved for a social elite. Then, badminton his organized as an alternative sport to tennis, placed under the supervision of the FFLT in 1944, without being able to convince the yellow ball followers. On the international level, the French badminton team is poor. Federal policies, without means, are ineffective and the lack of covered infrastructure does not provide conditions for mass practice. These obstacles are gradually lifted and lead to the renaissance of the French badminton Federation in 1979, but are not enough to change the representations, stronger than not very visible practices.


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Cette thèse a donné lieu à une publication en 2018 par Université Rennes 2 [diffusion/distribution] à Rennes

Histoire du badminton en France (fin XIXe siècle – 1979) : pratiques et représentations


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Informations

  • Sous le titre : Histoire du badminton en France (fin XIXe siècle – 1979) : pratiques et représentations
  • Détails : 2 vol. (473,110 f.)
  • Annexes : Bibliogr. f. 4-39 (vol. 2). Index des noms propres. Annexes
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