La blancheur de la peau en Inde. Des pratiques cosmétiques à la redéfinition des identités.

par Hélène Kessous

Thèse de doctorat en Anthropologie sociale et ethnologie

Sous la direction de Catherine Servan-Schreiber.

Soutenue le 10-12-2018

à Paris Sciences et Lettres , dans le cadre de École doctorale de l'École des hautes études en sciences sociales , en partenariat avec École des hautes études en sciences sociales (Paris) (établissement de préparation de la thèse) .

Le président du jury était Bernard Andrieu.

Le jury était composé de Bernard Andrieu, Stéphane Dorin, Térésa Faucon, Georges Vigarello, Pascal Blanchard.


  • Résumé

    Le succès des crèmes blanchissantes en Inde n’est plus à démontrer. Qu’il s’agisse des crèmes pour le visage de Fair & Lovely (F&L) ou des savons blanchissants pour la toilette intime, chaque partie du corps semble soumise à l’injonction de la blancheur. Dans les années 1990 et la libéralisation du marché économique, F&L qui avait régné en maître pendant 30 ans, voit ses parts de marché se réduire. Concurrence indienne, concurrence occidentale, si le développement du marché dit des cosmetics joue un rôle important dans cet engouement pour la blancheur, il ne doit pas nous faire oublier que la préférence pour le teint clair n’est pas nouvelle en Inde. Couleur de race qui ravive les questions des relations entre Aryens et Dravidiens, couleur de caste censée différencier physiquement les hautes des basses castes ou couleur de classe conférant modernité et réussite sociale ; le blanc de la peau, la clarté du teint quittent aujourd’hui les sphères féminines de la beauté et du mariage pour rejoindre des questions d’ordre général sur la société. À travers notamment l’histoire des images fixes et en mouvement, l’approche anthropologique cherche à comprendre d’où vient cette préférence, comment et pourquoi elle semble trouver un écho particulier dans la société indienne d’aujourd’hui.

  • Titre traduit

    Whiteness of Skin in India. From Cosmetic Practices to Redefined Identities


  • Résumé

    Light has been shed several times on the success of whitening creams in India: it is established. From Fair & Lovely’s (F & L) face creams to whitening soaps for personal hygiene: every part of the body seems to bear allegiance to the whiteness motto. With the nineties came liberalisation and a drastic shrinking in the market shares of F & L, although the company had been a business leader without any competitor for 30 years. The cosmetics industry struggles to find a fine balance between Indian and Western competition. The development of this industry did play a crucial part in the craze for whiteness. And yet, it should not obliterate the antiquity of the preference for skin whiteness in India.Race colours lead to a renewed questioning of the relationship between Aryans and Dravidians. Cast colours are supposed to allow a physical difference between higher and lower castes. Class colours bring modernity and social prestige. The whiteness of the skin and the fairness of the complexion thus moves from the feminine spheres of beauty and marriage towards general questions on society order. Through the history of both still and moving images, the anthropological approach aims at understanding where this preference comes from and why it has found an echo in the Indian society today.


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