Three Essays on the Long-term Accumulation of Wealth

par Luis Estevez Bauluz

Thèse de doctorat en Analyse et politique économiques

Sous la direction de Thomas Piketty et de Facundo Gonzalez Alvaredo.

Soutenue le 28-11-2018

à Paris Sciences et Lettres (ComUE) , dans le cadre de École doctorale d'Économie (Paris) , en partenariat avec École des hautes études en sciences sociales (Paris) (établissement de préparation de la thèse) et de Paris-Jourdan Sciences Économiques (laboratoire) .

Le président du jury était Moritz Schularick.

Le jury était composé de Facundo Gonzalez Alvaredo, Moritz Schularick, Éric Monnet, Leandro Prados de La Escosura, Gabriel Zucman.

Les rapporteurs étaient Facundo Gonzalez Alvaredo.

  • Titre traduit

    Trois essais sur l'accumulation de la richesse à long terme


  • Résumé

    La présente thèse analyse l'évolution et l'accumulation de la richesse nationale dans une perspective transnationale. Il est composé de trois chapitres différents. Dans le premier chapitre, avec Miguel Artola Blanco et Clara Martínez-Toledano, nous reconstruisons la richesse nationale de l'Espagne de 1900 à 2017. En combinant de nouvelles sources avec des comptes existants, nous estimons la richesse des secteurs privé et gouvernemental et utilisons une nouvelle décomposition spécifique à un actif. l'accumulation à long terme de la richesse. Nous trouvons que le ratio de la richesse nationale sur le revenu était relativement étroit au cours du 20ème siècle - entre 400 et 600% - jusqu'à ce que le boom immobilier du début des années 2000 conduise à une augmentation sans précédent de 800% en 2007. Nos résultats soulignent l'importance de la terre, des gains en capital liés au logement et des flux de capitaux internationaux en tant qu’éléments clés de l’accumulation de la richesse. Le deuxième chapitre étudie le lien qui existe entre l’augmentation spectaculaire des ratios nationaux entre le logement et le revenu national enregistrés par les pays riches au cours des dernières décennies avec la transformation du système de production: de la fabrication aux services. Il explore deux facteurs: l’accroissement de la concentration spatiale de l’activité économique dans les pays et les chocs négatifs sur les régions manufacturières. Pour explorer le premier facteur, je présente de nouvelles séries de richesse immobilière et de concentration spatiale de l'activité économique dans sept économies développées: la France, l'Allemagne, l'Italie, le Japon, l'Espagne, le Royaume-Uni et les États-Unis. Les résultats montrent que la richesse croissante du logement est la conséquence de la hausse de la valeur des terrains urbains, cette augmentation étant étroitement liée à la concentration accrue de services orientés vers le marché. Le deuxième facteur est étudié à l'aide de données urbaines en Angleterre et au Pays de Galles, analysant ainsi la manière dont les tendances macro-économiques des ratios de revenus des maisons émergent du niveau local. Je trouve que la hausse des valeurs nationales est en grande partie le résultat d'une plus grande dispersion des prix de l'immobilier local, mais pas du revenu par habitant. Le meilleur prédicteur de l'évolution des prix de l'immobilier est la spécialisation du système de production au niveau de la ville. J’estime qu’un quart de la dispersion des prix locaux de l’habitation s’explique par le déclin de la production manufacturière au niveau national. Un modèle théorique simple est utilisé pour rationaliser ces deux facteurs. Le troisième chapitre présente les séries actualisées de parts de revenus de la richesse nationale et du capital des huit pays couverts par Piketty et Zucman (2014a): Australie, Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni et États-Unis. Il aborde l’adaptation des séries du SCN93 au SCN 2008, l’inclusion du capital naturel (terres forestières, ressources minérales et énergétiques) dans le concept de la richesse nationale et la répartition des logements nationaux entre les ménages et d’autres secteurs. Je conclus que l’adoption du SCN de 2008 n’a pas de conséquence significative sur la richesse macroéconomique globale ni sur la part du capital après amortissement. Toutefois, les parts de capital en brut d’amortissement sont plus élevées, probablement en raison de l’inclusion de la RD en tant qu’investissement dans le nouveau système de comptes. Dans l’ensemble, de nouvelles séries révèlent que les ratios moyens de la richesse privée par rapport au revenu national ont régulièrement augmenté au cours des dernières années, la part capital-travail restant relativement constante à leurs valeurs de 2010.


  • Résumé

    The present thesis analyses the evolution and accumulation of national wealth, from a cross-country perspective. It is composed of three different chapters. In chapter one, together with Miguel Artola Blanco and Clara Martínez-Toledano, we reconstruct Spain’s national wealth from 1900 to 2017. Combining new sources with existing accounts, we estimate the wealth of both private and government sectors and use a new asset-specific decomposition of the long-run accumulation of wealth. We find that the national wealth to income ratio stood during the 20th century in a relatively close range -between 400 and 600%- until the housing boom of the early 2000s led to an unprecedented rise to 800% in 2007. Our results highlight the importance of land, housing capital gains and international capital flows as key elements in the accumulation of wealth. The second chapter investigates the connection between the striking rise of national housing-to-national income ratios experienced by rich countries over the last decades with the transformation of the productive system: from manufacturing to services. It explores two factors: the increase in countries’ spatial concentration of economic activity and the negative shocks to manufacturing-specialized regions. To explore the first factor, I present new series of housing wealth and of spatial concentration of economic activity in seven developed economies: France, Germany, Italy, Japan, Spain, UK and USA. Results show that rising housing wealth is the consequence of higher urban land values, with this increase being tightly connected with larger concentration of market-oriented services. The second factor is investigated using urban-level data in England and Wales, thus analyzing how macro trends in house-income ratios emerge from the local level. I find that rising national values are largely the result of higher dispersion of local house prices, but not of incomes per capita. The best predictor of how house prices changed is the city-level specialization of the productive system. I estimate that one quarter of the dispersion in local house prices is explained by manufacturing output declining at the national level. A simple theoretical model is used to rationalize these two factors. The third chapter, presents updated series of national wealth and capital shares of income for the eight countries covered by Piketty and Zucman (2014a): Australia, Canada, France, Germany, Italy, Japan, the UK and the USA. It discusses the adaptation of the series from the SNA93 to the SNA2008, the inclusion of natural capital (i.e. forestry land, mineral and energy resources) within the concept of national wealth and the division of national housing across households and other sectors. I find that adopting the SNA2008 has no relevant consequences for aggregate macro wealth or for the net-of-depreciation capital share. However, gross-of-depreciation capital shares are higher, likely due to the inclusion of R&D as investment in the new system of accounts. Overall, new series reveal that average private wealth to national income ratios have been steadily increasing in recent years with capital-labor shares remaining relatively constant at their 2010 values.


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