Thèse soutenue

L’anti-hégélianisme de la philosophie française des années 1960 : constitution et limites d’un renversement philosophique

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Auteur / Autrice : Jean-Baptiste Vuillerod
Direction : Emmanuel Renault
Type : Thèse de doctorat
Discipline(s) : Philosophie
Date : Soutenance le 26/11/2018
Etablissement(s) : Paris 10
Ecole(s) doctorale(s) : École doctorale Connaissance, langage, modélisation (Nanterre, Hauts-de-Seine ; 1992-....)
Partenaire(s) de recherche : Laboratoire : Laboratoire de sociologie, philosophie et anthropologie politiques (Nanterre ; 2004-...)
Jury : Président / Présidente : Michèle Cohen-Halimi
Examinateurs / Examinatrices : Emmanuel Renault, Michèle Cohen-Halimi, Philippe Sabot, Franck Fischbach, Guillaume Sibertin-Blanc, Judith Revel
Rapporteurs / Rapporteuses : Philippe Sabot, Franck Fischbach
DOI : 10.70675/4eac82d9z3cd3z4101z9b87zb2f1768f06f0

Résumé

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L’objet de cette thèse est l’anti-hégélianisme des années 1960 en France. À travers l’étude des philosophies de Louis Althusser, de Michel Foucault et de Gilles Deleuze, nous cherchons à comprendre les raisons qui ont poussé une partie des philosophes de l’époque à critiquer Hegel de manière virulente, alors même que sa philosophie avait été fortement valorisée en France des années 1930 aux années 1950. Notre analyse de la constitution de l’anti-hégélianisme de la philosophie française des années 1960 révèle en même temps les limites de ce phénomène, dans le but de dépasser l’opposition entre hégélianisme et anti-hégélianisme et de réfléchir à l’actualité, aujourd’hui, de la pensée de Hegel. Une première partie est consacrée à l’évolution de l’œuvre d’Althusser, du mémoire sur Hegel de 1947 jusqu’à Pour Marx et Lire le Capital en 1965 ; une seconde traite de la philosophie de Foucault en cherchant à comprendre pourquoi il est passé d’un mémoire sur Hegel en 1949 à une condamnation radicale de la pensée hégélienne dans les années 1950 et 1960 ; enfin, une troisième partie montre comment Deleuze, qui n’avait rien contre Hegel au départ, a progressivement durci sa pensée jusqu’à produire l’anti-hégélianisme le plus virulent dans Nietzsche et la philosophie (1962) et Différence et répétition (1968). La conclusion cherche à ressaisir ce phénomène collectif en tant qu’il constitue une véritable constellation intellectuelle, mais elle problématise également cet anti-hégélianisme.