L'oracle en son jardin : William Carlos Williams et Allen Ginsberg

par Anna Aublet

Thèse de doctorat en Langues et littératures anglaises et anglo-saxonnes

Sous la direction de Hélène Aji.

Soutenue le 27-10-2018

à Paris 10 , dans le cadre de École doctorale Lettres, langues, spectacles (Nanterre) , en partenariat avec Centre de recherches anglophones (Nanterre) (laboratoire) et de Centre de Recherches Anglophones / CREA (EA 370) (laboratoire) .

Le président du jury était Benoît Tadié.

Le jury était composé de Hélène Aji, Benoît Tadié, Vincent Broqua, Nathalie Cochoy, Peggy Pacini.

Les rapporteurs étaient Vincent Broqua, Nathalie Cochoy.


  • Résumé

    La tension analysée par Leo Marx dans son essai The Machine in the Garden: Technology and the Pastoral ideal in America (1964), entre l’Arcadie américaine comme terre de pureté naturelle et le trope de la menace mécanique, sous-tend les œuvres des deux poètes du XXe siècle que nous nous proposons ici d’étudier, William Carlos Williams (1883-1963) et Allen Ginsberg (1926-1997). Leur abondante correspondance est la trace d’une relation poétique mais aussi filiale : Pater-Son, pour jouer sur le titre du long poème de Williams. Cet échange épistolaire vient également remettre en question la périodisation des mouvements littéraires trop souvent conçue comme une série de ruptures. L’état du New Jersey, Garden State, dont ils sont tous deux originaires, jardin dévasté par la révolution industrielle, apparaît comme un terrain fertile au surgissement d’une langue unique et autochtone. Cet espace commun et métamorphique offrira également une échappatoire à l’impasse de la classification des œuvres : du modernisme à la Beat Generation. Il faudra donc revenir sur les délinéaments des tracés cartographiques pour mieux dessiner à notre tour la carte poétique de leur relation littéraire et personnelle. Au gré des passions humaines, extases et tribulations, les poètes arpentent les sillons du vers qu’ils creusent à même le sol de leur New Jersey natal, pour faire sourdre le flot autochtone d’une poésie résolument américaine.

  • Titre traduit

    The oracle in the garden : William Carlos Williams & Allen Ginsberg


  • Résumé

    The tensions analyzed by Leo Marx in his 1964 essay The Machine in the Garden: Technology and the pastoral ideal in America, between the American Arcadia as a land of original purity and the trope of industrial threat is ghostly present throughout the works of both poets at stake in this dissertation: William Carlos Williams (1883-1963) and Allen Ginsberg (1926-1997). In this research I intend to analyze the processes by which the poets manage to claim ownership of their land in spite of the lurking mechanic apocalypse. Writing, each in his own time, both poets endeavor to reclaim the original historical and spatial meaning of their continent, by devising an autochthonous language that would provide a new “point of view” and a new “point of voice”, as means to prophesy a collective future for the nation from their personal “local” anchorage in their natal New Jersey. Striving to “make a start out of particulars” they intend to escape the vastness of the continent by focusing on the minute details surrounding them in their own garden state. The correspondence between the two poets also questions the periodization of literary movements, too often conceived as a series of breaks and schisms. The Garden State, metamorphic space covered with the remnants of industrialization provides us with a way to break free from the shackles of such categorization : from modernism to the Beat Generation.


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