La représentation créative exprimant la sensation de "mort psychique" caractérisée par l'absence de langage.

par Michael Katan

Thèse de doctorat en Études juives et hébraïques

Sous la direction de Maria Gorea.

Soutenue le 30-11-2018

à Paris 8 , dans le cadre de École doctorale Pratiques et théories du sens (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis) , en partenariat avec Etudes juives et hébraïques (équipe de recherche) .

Le président du jury était Christian Mille.

Le jury était composé de Anna Lissa.

Les rapporteurs étaient Michèle Tauber.


  • Résumé

    Cette recherche a pour but l'étude de situations traumatiques caractérisées par l'absence de langage. Il se penche plus précisément sur une évaluation du lien paradoxal entre l'expérience de mort psychique où le langage fait défaut et entre différentes expressions créatrices dans les arts (au théâtre chez Samuel Beckett, dans la poésie dans l'œuvre de Paul Celan et dans l'œuvre artistique de Francis Bacon), telles des trouvailles spécifiques au renouvellement du langage et de la vie. Cette démarche est soumise à la capacité de l'artiste de supporter la "mort psychique" et l'absence de représentation et de langage, ce que je nomme dans ce travail "le langage négatif", et d'en faire ressortir, par son art, des piliers qui formeraient un nouveau piédestal à la vie, à l'existence, à la créativité et à la découverte. Ce sujet a préoccupé le célèbre psychanalyste britannique Wilfred Bion et l'a amené à développer un ensemble de concepts théoriques et cliniques. Le modèle conçu dans cette recherche utilise les concepts théoriques et cliniques de Bion concernant les psychothérapeutes et psychanalystes et donne la possibilité de définir les différentes voies par lesquelles un artiste réussit à se servir de la créativité ou du processus de création comme étant un contenant (concept fondamental chez Bion) lui permettant d'accéder à des territoires et des domaines psychiques situés au-delà du langage. Dans une certaine mesure, différemment de Bion focalisé sur la thérapie, le modèle préconisé par cette présente recherche, fait essentiellement appel à la création artistique et à l'artiste au sein du processus créatif, comme étant le témoignage de son expérience dans "l'espace de mort". Il permet ainsi, non seulement de découvrir un "langage" propre à l'artiste mais aussi d'enrichir la théorisation thérapeutique psychanalytique de Bion, qui lui-même, tout comme Freud, admet que l'artiste devance le psychanalyste et parfois même lui trace la voie.

  • Titre traduit

    The creative representation as an expression of "psychic death" characterized by the absence of language


  • Résumé

    The purpose of this research was to study traumatic situations characterized by the absence of language. More specifically, the focus is on the paradoxical relation between the experience of "psychic death" in which language fails and on the other hand, different creative expressions in the arts (in the theatre of Samuel Beckett, in the poetic writings of Paul Celan, and the paintings of Francis Bacon), as well as specific discoveries recreating the possibility of language and even life. This act is made possible by the capability of the artist to support "psychic death" and absence of representation - named in this work "negative language", and to go through it by his art which recreates an access to life, creativity and new discoveries. This subject preoccupied the eminent British psychoanalyst Wilfred Bion and led him suggest an abundance of new theoretical and clinical concepts. The model developed in the present research uses these conceptualizations of Bion concerning the psychotherapist and the psychoanalyst and applies it to the different ways that serve the artist to successfully use creative processes to form a container (a fundamental concept in Bion’s theories), and thus get access to territories and zones which are beyond common language. Bion focuses on therapy while the present model and research focuses on the artistic creation as a testimony coming back from the "region of death". It enables not only to find a "language" for the artist but also to enrich the psychoanalytic psychotherapeutic theorization of Bion, who admitted as Freud did that the artist precedes the psychoanalyst and even paves a new way.

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