Identités de genre et identité nationale à travers l'histoire des corridas de taureaux en Espagne (1874-1923).
| Auteur / Autrice : | David Castro Devesa |
| Direction : | Mercédès Yusta Rodrigo |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Études de genre |
| Date : | Soutenance le 19/10/2018 |
| Etablissement(s) : | Paris 8 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Pratiques et théories du sens (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis ; 1992-....) |
| Partenaire(s) de recherche : | Equipe de recherche : Laboratoire d'études romanes |
| Jury : | Président / Présidente : Marta Segarra |
| Examinateurs / Examinatrices : Marie Franco, Ana M. Aguado | |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Karine Bergès, François Malveille | |
| DOI : | 10.70675/b6002304z8b1bz4e63z865bzf90dbceb2d43 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
Cette thèse doctorale présente la corrida de taureaux comme un phénomène culturel producteur de représentations nationales et genrées. L’objectif principal est l’analyse des discours reliant le spectacle taurin à la construction de la nation et aux identités de genre en Espagne entre 1874 et 1923, une période de crise nationale et de reconfiguration des rôles masculins et féminins dans la société espagnole. L’approfondissement de ces questions se réalise principalement à travers trois études de cas : le succès d’une équipe de toreras, les Noyas ; la transsexualité d’un/e torero/a, la Reverte ; la célèbre rivalité entre les toreros Joselito et Belmonte. Cette recherche aborde les trajectoires de ces personnages notamment à partir des articles de presse généraliste et taurine, repérant les pratiques discursives des journalistes sur la nation et le genre, les encadrant dans l’évolution de la société espagnole et son système de représentations culturelles de l’identité nationale et des identités de genre. La corrida de taureaux s’articule autour de la régénération nationale configurant une masculinité à l’espagnole, à partir de la figure du torero, et des rapports de genre par la domination, symbolisés dans l’exclusion des femmes en tant que protagonistes de la nommée fête nationale.