Être enfant d’une survivante et d’un auteur du génocide : la résilience des enfants rwandais nés du viol
| Auteur / Autrice : | Jean Damascene Nshimiyimana |
| Direction : | Serban Ionescu, Alain Blanchet |
| Type : | Thèse de doctorat |
| Discipline(s) : | Psychopathologie et Psychologie Clinique |
| Date : | Soutenance le 25/06/2018 |
| Etablissement(s) : | Paris 8 |
| Ecole(s) doctorale(s) : | École doctorale Cognition, langage, interaction (Saint-Denis, Seine-Saint-Denis) |
| Partenaire(s) de recherche : | Equipe de recherche : Laboratoire parisien de psychologie sociale |
| Jury : | Président / Présidente : Mareike Wolf-Fédida |
| Rapporteurs / Rapporteuses : Silke Schauder, Eugène Rutembesa | |
| DOI : | 10.70675/157755bczfc8fz4effz846cz11cb2a5ceed2 |
Mots clés
Mots clés contrôlés
Mots clés libres
Résumé
Les résultats de cette thèse qui avait comme objectifs d’analyser la résilience des enfants rwandais nés du viol commis pendant le génocide et d’examiner les facteurs de protection et de risque en jeu, montrent que ces enfants ont le score total moyen à l’échelle de résilience de Wagnild et Young qui les situe à un bas niveau de résilience ; les filles ont un score total moyen de résilience plus élevé que les garçons ; les participants ayant atteint le niveau d’études secondaire ont un score supérieur à celui des enfants qui ont seulement accédé à l’école primaire et à celui des enfants qui ne sont jamais allés à l’école ; les enfants qui sont restés là où le viol de la mère a été perpétré ont un score plus élevé que ceux qui se sont éloignés de cet endroit ; le score des enfants groupés en association est nettement supérieur à celui des enfants sans association. Les participants ont bénéficié de peu de facteurs de protection, de très peu de facteurs de protection familiaux et environnementaux, qu’ils jouissent pourtant de beaucoup de facteurs de protection individuels ; ils ont fait face à un nombre relativement petit de facteurs de risque, à un petit nombre de facteurs de risque individuels et à un grand nombre de facteurs de risque familiaux et environnementaux. Les problèmes les plus évoqués par les participants sont les tentatives d’avortement, les tentatives d’infanticide, l’abandon, le rejet, la haine, la négligence, la maltraitance, la stigmatisation, la honte, la culpabilité et la pauvreté ; et face à ces difficultés, des stratégies d’adaptation comme la maturité précoce, les attitudes familio-centrifuges, l’auto-inhibition, l’humour, les prières, l’opposition, l’abus de drogues, la ségrégation relationnelle, la prostitution et le groupement en associations ont été mises en place.